
Je m’appelle Camille. J’ai 29 ans, un boulot qui me bouffe la tête, un appart trop grand pour moi toute seule et… depuis six mois, cette envie qui ne part plus. Pas juste envie de cul. Envie de quelqu’un qui me regarde comme si j’étais déjà nue avant même qu’on se touche.
Et puis il y a eu lui. On va l’appeler Léo, même si ce n’est pas son vrai prénom. On s’est croisés sur une appli, comme tout le monde en 2026, mais on n’a pas baisé tout de suite. On a parlé. Beaucoup. Trop peut-être. Et c’est ça qui m’a tuée.
Hier soir j’étais vautrée sur mon canapé, legging noir, vieux t-shirt trop large, cheveux en bataille. J’avais bu deux verres de vin rouge. Mon téléphone a vibré.
J’ai senti ma gorge se serrer. Mes cuisses se sont serrées toutes seules. J’ai posé mon verre. J’ai hésité trois secondes. Puis j’ai tapé.
J’ai obéi.
Pas tout de suite devant lui, hein. Mais je l’ai fait. Lentement. J’ai glissé mes pouces sous l’élastique, j’ai descendu le tissu sur mes hanches, sur mes fesses, jusqu’à mes chevilles. J’ai senti l’air frais sur ma peau et surtout cette humidité qui trahissait tout. J’étais trempée rien qu’avec des mots.
J’ai repris le téléphone, les doigts qui tremblaient un peu.
J’ai fermé les yeux. J’ai écarté un peu plus les jambes. Mes doigts ont glissé sur mes lèvres, puis plus haut, là où tout est gonflé et brûlant. J’ai lâché un petit gémissement sans m’en rendre compte.
J’ai glissé deux doigts en moi à ce moment-là. J’étais tellement trempée qu’ils sont entrés sans aucune résistance. J’ai poussé un « oh putain » à voix haute dans mon salon vide.
Après ça, les messages sont devenus plus courts. Plus urgents. Moi qui tapais avec une main, lui qui m’envoyait des phrases courtes et sales.
Et j’ai joui. Fort. Le dos cambré, les orteils crispés, un cri rauque qui a résonné contre les murs. Mes cuisses tremblaient. Mon clito pulsait encore sous mes doigts quand j’ai repris mon téléphone.
J’ai souri dans le noir, encore essoufflée, les joues en feu.
Et je sais déjà que je vais le laisser entrer. Sans culotte. Sans rien dire. Juste ouvrir la porte et le laisser me plaquer contre le mur dès qu’il aura passé le seuil.
À suivre… peut-être.



