Ce que je n’aurais jamais dû faire

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storycoquine

Je m’appelle Camille. J’ai 34 ans, un mariage correct sur le papier, un mari gentil qui rentre tard, et depuis deux ans… un frère qui me regarde un peu trop longtemps quand on se retrouve en famille. Ça a commencé doucement. Trop doucement. Les regards pendant les repas de Noël. Les « tu as toujours été la plus belle de nous deux » glissés sur le ton de la plaisanterie. Les SMS qui dérapent à 2h du matin quand on a tous les deux trop bu. Et puis un soir de juillet dernier, il y a eu ce message.
moi : Tu dors ?
Alex : Non. Toi non plus visiblement
moi : J’arrive pas à dormir… je pense à des trucs que je devrais pas
Alex : … dis-moi
moi : C’est con. Oublie.
Alex : Dis.
moi : Parfois je me demande ce que ça ferait si tu me touchais. Vraiment.
Alex :
Alex : Putain Camille.
Alex : Tu sais que moi aussi j’y pense depuis des années ?
J’ai fixé l’écran pendant presque trois minutes sans respirer. Et puis j’ai répondu la phrase qui a tout fait basculer :
moi : Viens à la maison demain. Il part en déplacement à 7h.
Le lendemain midi il était là. Il n’a même pas sonné. Il est entré avec la clé que je lui avais donnée « au cas où » il y a trois ans. On s’est regardés dans l’entrée pendant un silence énorme. Et puis il a juste dit, très doucement : « T’es sûre ? » J’ai répondu non de la tête. Et en même temps j’ai enlevé mon haut.
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Il y a eu un bruit bizarre, comme un animal qui grogne très loin dans sa gorge. Ensuite ses mains partout. Trop vite. Trop fort. Il m’a plaquée contre le mur du couloir, mes poignets au-dessus de la tête, et il m’embrassait comme s’il voulait me manger. Je sentais son sexe déjà très dur contre mon ventre et ça me rendait folle. On n’est même pas arrivés jusqu’à la chambre. Il m’a retournée, face au mur, a baissé mon short et ma culotte d’un coup sec. J’ai entendu sa braguette. Et puis cette sensation… son gland qui glisse entre mes lèvres, très lentement au début, juste pour me torturer. « Dis-moi d’arrêter » il a murmuré contre mon oreille. J’ai répondu : « Surtout pas. » Il est entré d’un coup. Long. Profond. Violent. J’ai crié. Pas de douleur. De trop-plein. Il m’a baisée là, debout dans le couloir, comme si on avait quinze ans de retard à rattraper. Ses mains sur mes hanches, ses dents dans mon cou, ses grognements dans mon oreille : « T’es tellement plus serrée que dans mes souvenirs… » Et moi je pleurais presque tellement c’était bon, tellement c’était mal, tellement c’était tout à la fois. Après, on s’est écroulés par terre. Dos au mur. Sueur. Souffles saccadés. Il a passé ses doigts dans mes cheveux trempés et il a murmuré : « On est foutus, hein ? » J’ai ri nerveusement. « Ouais… complètement foutus. » Et le pire ? C’est que je sais déjà que je vais recommencer. La prochaine fois qu’il sera en déplacement. La prochaine fois que je serai seule avec mon frère.
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