Ce que je n’aurais jamais dû laisser arriver

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J’ai toujours eu cette zone grise dans ma tête

Cette zone où je me dis « c’est mal, c’est vraiment très mal », et en même temps mon ventre se serre d’une façon tellement délicieuse que je finis par me caresser doucement en y pensant. Juste pour voir. Juste pour tester jusqu’où je peux descendre avant de me faire vraiment peur.

Et puis il y a eu cet été.

Il venait d’avoir 19 ans. Moi 34. Sa mère était ma meilleure amie depuis le lycée. Il m’appelait encore « tata Camille » il y a trois ans sans que ça me dérange. Et puis d’un coup… il a grandi. Vraiment grandi.

Le premier message qui a tout fait basculer

T’es toujours réveillée tata ? 😏 2:17
Oui… insomnie. Et toi tu dors pas ? 2:18
J’arrive pas à dormir. J’arrête pas de penser à toi dans ta robe noire l’autre soir chez ma mère. T’étais… putain. 2:19
2:20
Désolé. J’aurais pas dû. 2:21
T’as trouvé ça comment exactement, ma robe ? 2:22

Je sais. J’aurais dû couper là. Bloquer. Supprimer. Appeler sa mère en pleurant et tout avouer.

Mais j’ai répondu.

Et après ça, chaque soir, on a continué. De plus en plus tard. De plus en plus loin.

La première fois qu’on s’est vus « après »

Il est venu à la maison sous prétexte de récupérer des vieux livres de sa mère que j’avais gardés. On était seuls.

J’avais mis une robe d’été toute simple, un peu trop courte, sans soutien-gorge. Je me détestais déjà en ouvrant la porte.

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Il est entré. Il sentait le gel douche et la testostérone de mec de 19 ans. On s’est regardés trois secondes de trop.

Et puis il a juste murmuré, très bas :

« Je bande depuis que je suis dans l’ascenseur. »

J’ai fermé les yeux une seconde. J’ai senti mes tétons durcir contre le tissu fin. J’ai essayé de rire, de faire semblant que c’était une blague.

Mais il s’est approché. Pas doucement. Pas tendrement. Il m’a attrapé le poignet, l’a remonté contre le mur de l’entrée, et il m’a embrassée comme s’il voulait me bouffer la bouche.

J’ai gémi. Fort. Trop fort.

Après ça… tout est allé très vite.

Ma robe relevée jusqu’à la taille. Sa ceinture défaite en deux secondes. Mes cuisses écartées sur le canapé du salon. Lui qui rentrait en moi d’un coup sec, sans capote, sans préliminaires, juste cette urgence animale qu’on avait nourrie pendant des semaines par messages.

Il murmurait des trucs sales contre mon oreille. Des trucs qu’un garçon ne devrait jamais dire à la meilleure amie de sa mère.

« T’es tellement plus serrée qu’elle… »

Je ne sais même pas s’il parlait vraiment de sa mère ou s’il voulait juste me faire honte. Mais ça a marché. J’ai joui en tremblant rien qu’en entendant ça.

Et maintenant ?

Maintenant on se voit dès qu’on peut. Chez moi. Dans sa voiture. Parfois même dans la chambre d’amis chez sa mère quand elle part en weekend.

Je sais que ça va mal finir. Je sais qu’un jour il va me haïr. Ou que sa mère va tout découvrir. Ou que moi je vais craquer et me détester tellement que je ne pourrai plus me regarder dans un miroir.

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Mais là, tout de suite…

Quand il me prend par derrière en me traitant de salope de tata, quand il me remplit encore et encore, quand il me regarde avec ces yeux qui disent « je t’ai eue, et je vais continuer à t’avoir »…

Je m’en fous.

J’aime ça.

Trop.

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