Mon Secret Glacé

//

storycoquine

J’ai l’impression que je devrais pas du tout écrire ça, mais j’ai besoin de le sortir. C’est… tellement mal. Et tellement bien en même temps. Tout a commencé il y a six mois, à la soirée d’anniversaire de ma mère. Il était là, assis dans un coin, grand, silencieux, avec cette aura de sérieux qui l’a toujours caractérisé. Mon beau-père, Michel.

Il n’y avait jamais rien eu. Zéro ambiguïté. C’était juste le mari de Maman. Mais ce soir-là, il m’a regardée différemment. J’étais en train de rire à une blague que mon cousin avait faite, et quand j’ai tourné la tête, ses yeux étaient fixés sur moi. Ce n’était pas un regard innocent de « ah, la fille de ma femme rit », c’était… un scan. Lent, intense. J’ai senti mes joues chauffer. J’ai même bafouillé un peu quand j’ai répondu à mon cousin. J’ai filé prendre de l’air sur le balcon.

Quelques minutes plus tard, il m’a rejointe. La nuit était froide, mais la tension entre nous était suffocante. On a parlé de trucs banals, le travail, le jardin de Maman… et puis, il a posé sa main sur la balustrade, juste à côté de la mienne. Le simple contact visuel de nos mains m’a donné des frissons partout. C’était ça, le début. Le frisson de l’interdit.

Le lendemain, je me suis sentie coupable et excitée. Culpabilité + excitation = combo dangereux. Vers midi, j’ai reçu un message. Un numéro inconnu.

Lui : Tu as l’air ravissante hier soir. La robe noire te va si bien.
Moi : C’est qui ?
Lui : Celui qui était sur le balcon avec toi.
Moi : … Michel. Comment tu as eu mon numéro ?
Lui : J’ai cherché dans le téléphone de ta mère. Je devrais pas faire ça.
Moi : Non, tu devrais vraiment pas. On est d’accord ?
Lui : Oui. Mais… je me demande ce qui se passe sous cette robe noire.
Moi : *Mon cœur a raté un battement*. Je… je vais bloquer ce numéro.
Lui : Fais-le. Mais avant, dis-moi. Tu as pensé à moi après être rentrée ?
Moi : *Mon Dieu. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai tapé la vérité*. Oui.
Lui : Je savais que j’avais pas rêvé de l’électricité sur le balcon. J’aimerais qu’on en reparle. En privé.
Moi : Je dois y aller.
Lire aussi :  Mon secret interdit

J’ai éteint mon téléphone. Mon cœur battait la chamade. J’avais dit « oui ». Juste un mot. Mais ce mot avait ouvert une porte sur un chemin qu’on n’aurait jamais dû emprunter. J’ai bloqué le numéro, bien sûr. Enfin, j’ai fait semblant. J’ai juste mis la conversation en mode silencieux et j’ai continué à le regarder. Et il a continué d’écrire.

Il ne m’a pas renvoyé de messages explicites. Il me demandait si j’allais bien, si mon projet de travail avançait, des trucs anodins… mais toujours avec une petite phrase à la fin qui me faisait basculer : « J’ai hâte que ta mère s’endorme pour que je puisse regarder tes photos sur Facebook. » ou « J’ai mis de l’eau dans le jardin, je me demande si tu y seras un de ces jours. » Il savait où me toucher. L’idée que ce soit lui, le mari de ma mère, me rendait folle. C’était un cocktail de danger et de désir pur.

La semaine suivante, je devais aller chez Maman pour l’aider à peindre le salon. Michel n’était pas censé être là. Quand je suis arrivée, j’ai trouvé un mot : Maman était partie chercher une teinte et serait de retour dans deux heures. Et puis, j’ai entendu un bruit dans le garage. Il était là, en vieux jean et T-shirt blanc, les bras couverts de cambouis. Il s’est redressé, le regard aussi noir que l’huile sur ses mains. C’était exactement comme sur le balcon. Interdit. Excitation. Et nous étions seuls.

Il n’a rien dit. Il a juste essuyé ses mains sur un chiffon et a fermé la porte du garage à clé. Et moi, au lieu de m’enfuir, j’ai juste… souri. Un sourire tremblant. C’est là que j’ai su qu’il n’y avait plus de retour possible. Le tabou était tombé, et c’était le moment le plus excitant de toute ma vie.

Laisser un commentaire

Je m'inscris

Send this to a friend