Je m’appelle Camille. J’ai 29 ans, un boulot qui me bouffe la tête et un appartement beaucoup trop silencieux depuis que j’ai arrêté de faire semblant d’aimer les dîners Netflix-and-chill sans suite. Et puis il y a eu Lui.
Pas le genre de mec qui te drague en terrasse avec des phrases toutes faites. Non. Lui, il m’a écrit un soir à 2h17 du matin :
Lui : Tu dors ?
Moi : Non… et toi tu dors jamais ou quoi ?
Lui : J’ai envie de savoir jusqu’où tu es prête à te laisser aller ce soir.
Moi : … vas-y, dis-moi.
Et c’est comme ça que tout a commencé. Pas de grandes déclarations. Juste cette question qui m’a fait serrer les cuisses sans même m’en rendre compte.
Quelques semaines plus tard, il m’a donné ma première vraie règle :
« À partir de maintenant, tu ne jouis plus sans ma permission. Jamais. Même quand tu te touches toute seule en pensant à moi. Tu t’arrêtes juste avant. Et tu m’envoies une photo de tes doigts brillants avec l’heure. »

Les premiers jours ont été un supplice délicieux. Je rentrais du boulot, je me déshabillais, je m’allongeais sur mon lit, je commençais… et à chaque fois que je sentais l’orgasme monter, je retirais ma main comme si je m’étais brûlée. Puis j’attrapais mon téléphone, tremblante :
Moi : 23:47 – je me suis encore arrêtée… je déteste ça et j’adore ça en même temps
Lui : Bonne fille. Garde cette frustration. Elle est à moi.
Le vendredi d’après, il m’a donné rendez-vous chez lui. Pas de restaurant, pas de verre de vin pour faire semblant. Directement chez lui, 21h pétantes, lingerie noire qu’il avait choisie lui-même sur un site et fait livrer chez moi deux jours avant avec un petit mot :
« Pas de culotte en dessous. Juste les bas et le porte-jarretelles. Et quand tu sonneras, tu baisseras les yeux. »
J’ai sonné. Il a ouvert. Il ne m’a même pas dit bonsoir. Il a juste attrapé mes cheveux à la racine, m’a tirée à l’intérieur et a refermé la porte d’un coup de pied. J’avais le cœur qui battait dans la gorge.
« À genoux. »
J’ai obéi sans réfléchir. Le parquet était froid contre mes genoux. Il s’est accroupi devant moi, a passé son pouce sur ma lèvre inférieure, puis l’a enfoncé dans ma bouche. J’ai sucé comme si ma vie en dépendait.
Après ça… tout s’est accéléré.
Il m’a attaché les poignets dans le dos avec une de ses cravates en soie noire. Pas trop serré, juste assez pour que je sente que je ne contrôlais plus rien. Il m’a fait mettre à quatre pattes sur le lit, cul en l’air, visage contre le matelas. J’entendais le cuir de sa ceinture qui glissait dans les passants de son pantalon. Mon ventre s’est contracté d’anticipation et de peur mélangées.
Le premier coup est arrivé sans prévenir. Pas trop fort, mais assez pour que la chaleur explose sur ma peau. J’ai gémi. Le deuxième un peu plus bas, là où ça pique vraiment. Le troisième… j’ai commencé à trembler.
« Tu comptes pour moi, salope. »
Il disait ça entre deux coups. À chaque « merci » que je devais prononcer après chaque claquement, ma voix devenait plus aiguë, plus suppliante.
À un moment j’ai craqué :
« S’il te plaît… touche-moi… j’en peux plus… »
Il a ri doucement. Ce rire grave qui me fait toujours fondre. Puis il a glissé deux doigts en moi d’un coup, sans prévenir. J’ai crié dans l’oreiller. J’étais trempée depuis des heures. Il a fait des va-et-vient lents, cruels, juste assez pour me maintenir au bord sans jamais me laisser basculer.
« Tu jouis quand je te le dis. Pas avant. »
Il a repris la ceinture. Plus fort cette fois. Mes fesses brûlaient, mes larmes coulaient, et pourtant je me cambrais encore plus, je voulais encore plus. Quand il a enfin posé sa queue contre mon entrée, j’ai supplié comme je n’avais jamais supplié de ma vie.
Il m’a baisée fort, profondément, en tenant mes poignets attachés comme une bride. À chaque coup de reins il murmurait des trucs sales dans mon oreille :
« T’es à moi… juste un petit trou qui existe pour me faire jouir… dis-le. »
« Je suis à toi… juste un petit trou… »
Et quand j’ai senti qu’il allait jouir, il s’est retiré, m’a retournée d’un geste, a enlevé le lien de mes poignets et m’a ordonné :
« Touche-toi. Maintenant. Et tu jouis en même temps que moi. »
J’ai glissé mes doigts entre mes jambes, j’étais tellement sensible que j’ai failli jouir dès le premier contact. Il s’est branlé au-dessus de mon visage, les yeux plantés dans les miens. Quand il a commencé à gicler sur mes lèvres, mon menton, mes joues… j’ai explosé. Un orgasme violent, presque douloureux, qui m’a fait hurler son prénom.
Après, il m’a prise dans ses bras. Il m’a embrassée doucement sur le front, a essuyé mes larmes et mes joues avec son pouce. Il m’a murmuré que j’avais été parfaite.
Et moi, encore tremblante, le cul en feu et le cœur qui battait trop fort, j’ai souri contre son torse et j’ai murmuré :
« Quand est-ce qu’on recommence ? »



