Le soir où j’ai dit oui sans réfléchir

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storycoquine

Je m’appelle Lou. 27 ans. Plutôt du genre sage en public, mais depuis deux-trois ans je collectionne des envies de plus en plus tordues que je n’osais jamais vraiment dire à voix haute.

Lui, c’est Théo. On s’est croisés sur un forum un peu chelou, dans une discussion sur les « premiers vrais non-retours en arrière ». Il écrivait des phrases courtes, précises, presque méchantes de clarté. Ça m’a plu tout de suite. Trop.

Après une semaine à se tourner autour par messages, voilà ce qu’on s’est envoyé le jeudi soir, vers 23h :

moi : Et si je viens vraiment demain… tu feras quoi exactement ?

lui : Tu rentres. Tu poses ton sac. Tu te déshabilles entièrement. Tu t’agenouilles face au mur du salon. Tu attends que je décide du reste. C’est tout ce que tu as à savoir pour l’instant.

moi : … ok

lui : Pas de « ok ». Dis : « Oui, je viendrai me mettre nue et attendre tes ordres. »

moi : Oui, je viendrai me mettre nue et attendre tes ordres.

lui : Bonne fille. 21h30 précises. Pas de parfum. Pas de bijoux. Pas de culotte. Et tu laisses ta clé chez toi.

Le lendemain j’étais devant sa porte avec 7 minutes d’avance, les jambes qui tremblaient sous mon manteau trop léger. J’ai sonné. Il a ouvert, m’a regardée de haut en bas sans un mot, puis il a juste fait un petit signe du menton : « entre ».

J’ai posé mon sac comme il avait dit. J’ai enlevé mon manteau. Ma robe. Mes chaussures. Mes boucles d’oreilles. Tout. J’étais complètement nue au milieu de son salon, lumière tamisée, parquet froid sous les pieds. Il n’était même pas encore déshabillé lui. Juste jean noir et t-shirt moulant. Il tournait lentement autour de moi, comme on inspecte une chose qu’on vient d’acheter.

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« À genoux. Face au mur. Mains dans le dos. »

J’ai obéi. Le mur était blanc, tout près de mon visage. J’entendais juste sa respiration et le frottement léger de ses vêtements quand il bougeait. Puis j’ai senti ses doigts qui descendaient très lentement le long de ma colonne vertébrale… jusqu’à mes fesses… puis entre mes cuisses. Il a juste effleuré, sans vraiment toucher. J’ai laissé échapper un petit bruit malgré moi.

« Chut. Tu parles seulement quand on te pose une question. »

Il m’a fait attendre comme ça un temps interminable. Ensuite il m’a bandé les yeux avec un truc doux mais épais. Après il m’a fait mettre debout, les mains attachées très haut au-dessus de ma tête avec une corde qui sentait légèrement le chanvre. J’étais sur la pointe des pieds, le corps tendu à bloc.

Et là… il a commencé à me parler. Tout bas. Des trucs crus, humiliants, tendres en même temps. Pendant qu’il parlait il me touchait partout sauf là où j’en avais le plus envie. Il me faisait supplier sans jamais vraiment me donner satisfaction tout de suite. Quand enfin il s’est mis derrière moi, qu’il a attrapé mes hanches et qu’il m’a pénétrée d’un coup sec et profond, j’ai crié si fort que j’ai eu honte de moi-même.

Il m’a baisée comme ça, debout, attachée, aveugle, pendant ce qui m’a semblé des heures. Parfois doucement. Parfois violemment. À chaque fois que j’étais sur le point de jouir il s’arrêtait net. Jusqu’au moment où il a murmuré contre mon oreille :

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« Tu peux jouir. Mais tu cries mon prénom quand tu le fais. Fort. »

J’ai tenu… peut-être dix secondes. Et puis j’ai explosé en hurlant « Théo ! » comme une possédée.

Après il m’a détachée doucement. Il m’a prise dans ses bras par terre, m’a embrassée partout sur le visage, m’a dit que j’avais été parfaite.

Et moi, nue, en sueur, encore tremblante, je me suis rendu compte que je souriais comme une conne.

J’ai juste murmuré :

« On recommence quand ? »

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