Je n’avais pas prévu de finir la soirée comme ça. Vraiment pas.
J’étais vautrée sur mon canapé, short en coton gris trop grand, débardeur qui glisse sur une épaule, un verre de vin rouge à moitié bu posé sur la table basse. Je scrollais distraitement sur cette appli que je jure à chaque fois de désinstaller… et puis je ne le fais jamais.
Et puis il est apparu. Photo pas trop travaillée, sourire un peu en coin, regard qui disait « je sais très bien ce que je veux ». Son pseudo : Noa_93. Rien d’original, et pourtant mon pouce s’est arrêté.
J’ai liké. Il a matché en moins de deux minutes.
J’ai souri toute seule dans mon salon. Le genre de sourire con qu’on fait quand on sent déjà que la soirée va déraper.
Les messages ont défilé. D’abord drague légère, puis un peu plus crue, puis… très crue. À un moment j’ai senti mes joues chauffer et mon ventre se serrer. Je me suis rendu compte que j’avais posé une main sur l’intérieur de ma cuisse sans même y penser.

J’ai lâché mon téléphone deux secondes. J’avais le cœur qui battait dans la gorge. J’ai glissé mes doigts sous l’élastique de mon short, et putain… j’étais trempée. Juste à cause de ses messages. J’ai repris le téléphone avec une main tremblante.
J’ai hésité dix secondes. Et puis j’ai craqué. J’ai écarté un peu le tissu, j’ai passé deux doigts sur mon clito et sur mes lèvres trempées, et j’ai pris la photo la plus obscène que j’aie jamais envoyée de ma vie. Flou artistique sur le visage, lumière tamisée, mais on voyait tout le reste : mes doigts brillants, l’intérieur de mes cuisses luisant, le tissu du short tiré sur le côté.
J’ai appuyé sur envoyer avant de pouvoir changer d’avis.
Mais évidemment j’ai continué. Lentement d’abord. Un doigt qui tourne doucement autour de mon clitoris, puis deux qui entrent un peu, puis ressortent. Je gémissais toute seule dans mon salon, les jambes ouvertes sur le canapé, le téléphone posé sur mon ventre.
Et j’ai joui. Vraiment fort. Le genre de jouissance qui te coupe le souffle, qui te fait arquer le dos et serrer les cuisses sur ta propre main. J’ai lâché un cri rauque que je n’ai même pas essayé d’étouffer. Mon téléphone a glissé par terre.
Quand j’ai repris mon souffle, j’ai ramassé l’appareil avec des doigts encore tremblants.
J’ai fixé l’écran pendant trois secondes sans comprendre.
Et puis j’ai entendu trois petits coups contre ma porte.
Fin de soirée… ou début ?



