Il avait plu toute la matinée, une pluie fine et chaude qui avait rendu la forêt odorante, presque lourde. L’après-midi, le ciel s’était dégagé d’un coup, laissant des gouttes suspendues aux feuilles comme des diamants verts. J’avais enfilé un short en jean très court, un débardeur fin sans rien dessous, et mes vieilles baskets pourries. Je voulais juste marcher, respirer, sentir la terre mouillée sous mes pieds.
Mais il m’avait suivie.
Je l’avais senti avant de le voir : ce regard dans mon dos, ce pas qui calquait le mien depuis le parking forestier. Quand je me suis arrêtée près d’un gros chêne pour attacher mes lacets, il était là, à quelques mètres, adossé à un tronc, bras croisés, sourire en coin.
« T’aimes te balader seule dans les bois ? »
« Parfois. Et toi, t’aimes suivre les filles ? »
Il s’est approché lentement, sans hâte. L’air sentait la sève, la mousse humide, et maintenant son parfum boisé qui se mélangeait à tout ça.
Tu vas faire quoi ? Me sauter dessus comme un animal ?
Exactement. Mais d’abord, tu vas te mettre à genoux. Ici. Sur la mousse.

Mon cœur a cogné si fort que j’ai cru qu’il allait l’entendre. J’ai hésité une seconde. Puis j’ai obéi. Les genoux dans la terre molle et humide, le short remonté haut sur mes cuisses, le tissu déjà taché de boue.
Il s’est planté devant moi, a défait sa ceinture sans un mot de plus. Sa queue est sortie, déjà dure, veinée, un peu luisante au bout. Il l’a approchée de mes lèvres sans la toucher.
« Ouvre. »
J’ai ouvert la bouche. Il a poussé doucement d’abord, puis plus loin, jusqu’à ce que je sente le gland cogner au fond de ma gorge. Il a attrapé mes cheveux à pleines mains, a commencé à bouger lentement, profondément, en me regardant droit dans les yeux.
« T’aimes sucer un mec que tu connais même pas au milieu des arbres ? »
J’ai gémi autour de sa queue pour toute réponse. La salive coulait sur mon menton, gouttait sur mes seins qui pointaient sous le débardeur trempé.
Il s’est retiré d’un coup, m’a relevée par les bras comme si je ne pesais rien, m’a plaquée dos contre le tronc rugueux du chêne. L’écorce m’a griffé le dos à travers le tissu fin. Il a arraché mon short et ma culotte d’un même geste, les a jetés dans les fougères.
Ses doigts ont trouvé mon sexe tout de suite, ont écarté mes lèvres, ont plongé en moi. J’étais trempée, tellement que ça faisait des bruits obscènes à chaque va-et-vient.
« T’es prête depuis le parking, avoue. »
« Oui… »
Il m’a soulevée, dos contre l’arbre, jambes autour de sa taille. Il est entré d’un coup sec, jusqu’à la garde. J’ai crié, le son avalé par les arbres. Il m’a baisée comme ça, debout, fort, chaque coup de reins me faisant frotter contre l’écorce, un mélange de douleur et de plaisir qui me rendait folle.
Il a glissé une main entre nous, a frotté mon clito en cercles rapides pendant qu’il me pilonnait. Les oiseaux s’étaient tus, on n’entendait plus que nos souffles, les claquements humides, mes gémissements qui montaient.
« Jouis. Maintenant. Sur ma queue, dans cette putain de forêt. »
J’ai explosé. Mes ongles dans son dos, mes cuisses qui tremblaient, un jet chaud qui a coulé le long de ses jambes. Il n’a pas ralenti, il a continué jusqu’à ce que je sente son corps se tendre, ses grognements rauques contre mon oreille, et puis la chaleur de son sperme qui se répandait en moi, profond, abondant.
Il m’a gardée contre lui un long moment, encore enfoui, nos respirations qui se calmaient avec le bruit des gouttes qui tombaient des feuilles.
Il m’a reposée doucement, a ramassé mon short et me l’a tendu sans un mot. J’étais couverte de terre, de mousse, de lui.
« Tu reviens quand ? » j’ai murmuré, la voix cassée.
Il a souri, a passé son pouce sur ma lèvre inférieure encore gonflée.
« Demain. Même heure. Et cette fois… apporte des cordes. »
J’ai hoché la tête, les jambes encore tremblantes.
Évidemment que je suis revenue.
Avec des cordes.



