Je me souviens encore de cette soirée comme si c’était hier. J’avais passé l’après-midi à me raser partout, à choisir la lingerie que je mettrais (finalement j’ai craqué pour le string en dentelle noire ultra fine et le soutien-gorge push-up assorti qui faisait déborder mes seins). J’étais déjà trempée rien qu’en imaginant ce qu’il allait me faire.
Il m’avait donné rendez-vous chez lui à 20h30 précises. À 20h28 j’étais déjà en bas de son immeuble, le cœur qui cognait, les cuisses qui se serraient toute seules à chaque fois que je repensais à ses derniers messages.
Je suis arrivée… je monte ?
Non. Tu attends devant la porte. Tu ne sonnes pas. Tu ne bouges pas. Tu comptes jusqu’à 300 dans ta tête et après tu sonnes UNE SEULE fois.
… ok
Et tu enlèves ta culotte avant de sonner. Tu la gardes dans ta main gauche. Tu me la tends quand j’ouvre.
J’ai cru que j’allais défaillir rien qu’en lisant ça. J’étais dans le couloir mal éclairé, les néons qui grésillaient au-dessus de ma tête. J’ai relevé ma jupe plissée, j’ai fait glisser le string le long de mes jambes (il était déjà trempé, je sentais l’air frais sur mon sexe nu), je l’ai roulée en boule dans ma main gauche comme il avait dit.
J’ai compté jusqu’à 300. Lentement. En retenant mon souffle à chaque dizaine. À 300 j’ai appuyé sur la sonnette. Un seul coup. Court.
Il a mis genre quarante secondes à ouvrir. Quarante secondes où j’ai eu le temps de me dire que j’étais complètement folle, que n’importe qui pouvait sortir de l’ascenseur et me voir là, jupe relevée à moitié, culotte dans la main, joues en feu.
Quand la porte s’est enfin ouverte il était torse nu, jean déboutonné, cheveux en bataille, sourire de prédateur. Il n’a rien dit. Il a juste tendu la main. J’ai déposé mon string trempé au creux de sa paume. Il l’a porté à son nez, a respiré fort, a fermé les yeux une seconde.
« Bien. Entre. »

Il a refermé la porte d’un coup de pied. À peine trois pas dans l’entrée il m’a plaquée contre le mur, une main autour de ma gorge (pas trop fort, juste assez pour que je sente son contrôle), l’autre qui remontait direct sous ma jupe. Ses doigts ont glissé sur ma chatte nue, ont écarté mes lèvres, ont trouvé à quel point j’étais déjà ouverte et dégoulinante.
« T’es trempée depuis combien de temps, salope ? »
J’ai gémi au lieu de répondre. Il a enfoncé deux doigts d’un coup sec, jusqu’à la garde, et il les a laissés là, immobiles, pendant qu’avec son pouce il faisait des petits cercles lents sur mon clito gonflé.
« Tu jouis pas tant que je te l’ai pas dit. Compris ? »
J’ai hoché la tête frénétiquement. Il m’a doigtée comme ça pendant de longues minutes, debout contre le mur, les jambes qui tremblaient, les seins qui sortaient presque de mon haut à chaque respiration saccadée. À chaque fois que je sentais l’orgasme monter il retirait ses doigts pile au bon moment. Il me laissait haleter, supplier avec les yeux.
« S’il te plaît… »
Il a souri. Il m’a attrapée par les cheveux, m’a tirée vers le salon, m’a fait mettre à quatre pattes sur le tapis. Il a baissé son jean juste assez pour sortir sa queue déjà très dure. Il s’est agenouillé derrière moi, a frotté son gland contre mon entrée plusieurs fois, sans jamais rentrer.
« Tu veux que je te baise ? »
« Oui… oui putain oui… »
« Alors supplie mieux. »
J’ai craqué. J’ai tout lâché. Des mots crus, des promesses dégueulasses, je lui ai dit que j’étais sa petite pute, que je ferais tout ce qu’il voudrait, que je voulais sentir sa queue me remplir, me défoncer, me faire hurler. J’étais en larmes de frustration.
Il a enfin poussé d’un coup. Long. Profond. Brutal. J’ai crié. Il m’a attrapé les hanches et il a commencé à me pilonner sans ménagement, chaque coup de reins me faisant avancer sur le tapis. Je sentais mes seins ballotter, mon clito qui frottait contre le tissu à chaque va-et-vient.
Il s’est penché sur moi, a mordu mon épaule, a glissé une main sous mon ventre pour pincer mon clitoris entre deux doigts.
« Jouis maintenant. »
J’ai explosé. Littéralement. J’ai senti mon corps se contracter autour de sa queue, des spasmes partout, un jet chaud qui a coulé sur mes cuisses. J’ai hurlé son prénom, j’ai pleuré de trop-plein, mes bras ont lâché, je me suis effondrée ventre contre le sol pendant qu’il continuait à me baiser à travers mon orgasme jusqu’à ce qu’il jouisse à son tour, très profond, en grognant contre ma nuque.
Après on est restés comme ça un long moment, lui toujours en moi, nos respirations qui se calmaient doucement. Il m’a embrassé dans le cou, doucement cette fois.
« T’as été parfaite. »
Et moi, encore secouée de petits tremblements, j’ai murmuré contre le tapis :
« La prochaine fois… fais-moi attendre encore plus longtemps. »



