Hier soir, j’ai craqué

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storycoquine

Ça faisait trois semaines qu’on se chauffait sans jamais se voir. Lui en déplacement, moi en pleine semaine de merde au boulot. On s’envoyait des messages de plus en plus sales, de plus en plus tard le soir. J’avais fini par me branler deux fois par jour rien qu’en repensant à certaines phrases qu’il m’avait envoyées.

Et puis hier, 22h47, il m’a écrit qu’il rentrait plus tôt que prévu. Son train arrivait à 00h20. Il m’a juste demandé :

Tu viens me chercher à la gare ou je passe direct chez toi ?

J’ai fixé l’écran pendant trente secondes, le cœur qui tapait dans la gorge. J’ai répondu sans réfléchir :

Viens direct.
Porte pas fermée à clé.
Éteins la lumière en entrant.
22:51

Après ça, plus rien. Silence radio. J’ai eu le temps de devenir complètement folle pendant l’heure et demie qui a suivi. J’ai pris une douche brûlante, je me suis rasée partout comme une possédée, j’ai mis la petite culotte en dentelle noire qu’il adore, celle qui couvre presque rien derrière. Et puis j’ai attendu. Nue sous mon peignoir en satin trop court, lumière tamisée, playlist en boucle avec des basses très très lentes.

Vers minuit trente, j’ai entendu la porte d’entrée grincer doucement.

Il n’a rien dit.

Juste ses pas lents dans le couloir. J’étais assise au bord du lit, jambes croisées, le peignoir qui s’ouvrait déjà toute seule sur mes cuisses. Il s’est arrêté dans l’encadrement de la porte. Je voyais seulement sa silhouette contre la lumière du couloir. Grand. Épaules larges. Il respirait fort.

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Il a avancé d’un pas. Deux. Et là il a murmuré, voix grave, presque cassée :

« Putain t’es vraiment là… »

J’ai répondu rien. J’ai juste écarté lentement les cuisses, juste assez pour qu’il voie que j’avais déjà glissé deux doigts en moi en l’attendant.

Il a grogné. Un vrai grognement d’animal. Et après ça, plus de mots pendant longtemps.

Il m’a attrapée par les hanches, m’a retournée d’un geste sec sur le ventre. Mon peignoir a volé quelque part. Il m’a écarté les fesses avec ses grandes mains sans aucune douceur, et il a passé sa langue directement sur mon trou du cul, sans prévenir, comme s’il voulait me bouffer vivante.

J’ai crié dans l’oreiller.

Il m’a doigtée en même temps, deux doigts puis trois, pendant qu’il continuait à me lécher là derrière comme si c’était la seule chose qui comptait au monde. J’étais trempée jusqu’aux cuisses, je sentais mes jus couler sur les draps.

Et puis il s’est redressé. J’ai entendu sa braguette, le bruit du jean qui tombe, sa respiration qui tremble.

Il m’a pénétrée d’un coup, jusqu’au fond, sans douceur, sans attente. J’ai senti chaque centimètre me remplir brutalement. J’ai mordu l’oreiller tellement fort que j’ai cru le déchirer.

Il me baisait comme s’il voulait me punir d’avoir attendu si longtemps. Gros coups de reins lents et très profonds, ceux qui font mal et qui font du bien en même temps. À chaque fois qu’il rentrait entièrement je lâchais un petit cri étouffé.

À un moment il s’est penché sur moi, sa bouche contre mon oreille :

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« T’as joui combien de fois toute seule en pensant à ma queue ces trois dernières semaines ? Sois honnête. »

J’ai gémi, le visage écrasé dans le matelas :

« Tous… tous les soirs… parfois deux fois… »

Il a accéléré. Fort. Très fort. J’ai senti sa main qui glissait sous moi pour venir pincer mon clito entre deux doigts pendant qu’il me pilonnait.

« Alors jouis encore. Maintenant. »

Je crois que j’ai hurlé. Mon orgasme est arrivé comme une vague qui me fracasse, mes jambes qui tremblent, mes muscles qui se contractent tellement fort autour de lui qu’il a grogné comme s’il souffrait. Il s’est retiré d’un coup, m’a retournée sur le dos et a joui partout sur mon ventre et mes seins, des longs jets chauds qui atterrissaient jusque sur mon menton.

On est restés là, essoufflés, collants, silencieux pendant de longues minutes.

Et puis il a murmuré, presque timidement cette fois :

… Je crois que je vais devoir rater mon train de retour demain matin.

J’ai souri dans le noir, encore tremblante.

« Tant mieux. Parce que je compte bien te vider encore deux ou trois fois avant midi. »

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