La cave qui sent encore le pinot

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storycoquine

Je l’ai rencontré dans une cave à vin un peu miteuse en périphérie de Bordeaux. Pas le genre Instagram avec lumière tamisée et verres à 18€ la dégustation. Non. Une vraie cave de négoce abandonnée, avec des flaques de condensation, des toiles d’araignées épaisses comme des voiles de mariée et cette odeur mélangée de bois pourri, de moisi et de vieux pinot qui colle au fond de la gorge.

Il était là pour photographier les lieux pour un projet artistique (c’est ce qu’il disait). Moi j’étais venue récupérer des bouteilles que le proprio précédent m’avait promises avant de disparaître du jour au lendemain. On s’est croisés dans le noir, nos téléphones en mode lampe torche, et on a éclaté de rire en même temps comme deux ados surpris en train de faire une connerie.

Trois semaines plus tard j’étais à genoux sur le béton glacé de cette même cave, les poignets attachés dans le dos avec du chatterton industriel gris très épais. Celui qui arrache la peau quand on tire trop fort. Justement ce qu’il voulait.

Avant d’en arriver là, il y avait eu les messages. Toujours très tard, après minuit. Comme si on avait tous les deux besoin que le jour soit vraiment mort pour oser dire certaines choses.

Tu m’as déjà imaginée attachée dans ta cave à photos ?
Tous les jours depuis qu’on s’est croisés. Mais je t’imagine surtout en train de lutter pour ne pas gémir trop fort quand la ficelle rentre dans tes poignets.
Alors on va faire en sorte que tu aies très mal au début.

Et il a tenu parole.

Le premier coup de cravache est tombé sur l’intérieur de mes cuisses alors que j’étais encore debout, les bras en croix scotchés contre une vieille étagère métallique rouillée. J’ai crié direct. Pas le joli cri de cinéma. Le cri rauque, un peu animal, celui qui fait peur à soi-même.

Il a attendu que je reprenne mon souffle, puis il a murmuré tout près de mon oreille, avec cette voix qu’il prend quand il est vraiment excité :

« Tu peux crier autant que tu veux. Ici personne n’entendra. Et même si quelqu’un entendait… tu crois vraiment qu’on viendrait te sauver ? »

J’ai senti mon ventre se tordre dans tous les sens. Pas seulement de peur. Surtout d’excitation. La honte et l’excitation ont toujours dansé très très près l’une de l’autre chez moi.

Il m’a fait mettre à genoux. Le béton était tellement froid que j’ai eu un haut-le-cœur. Puis il a sorti la pince à linge. Pas la petite mignonne pour les chaussettes. La grosse en bois avec le ressort de malade, celle qu’on utilise pour les sacs de 50 kg de ciment.

Il en a mis deux sur mes tétons. Lentement. En regardant mes yeux pendant tout le temps que ça prenait pour les ouvrir et les lâcher.

Je pleurais déjà quand il a commencé à me branler avec la paume de sa main à plat contre ma chatte, sans même rentrer les doigts. Juste la pression, les mouvements circulaires, et cette douleur lancinante dans mes seins qui remontait jusque dans ma gorge.

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À un moment j’ai murmuré, la voix cassée :

« S’il te plaît… enlève-les… »

Il s’est accroupi devant moi, m’a attrapé les cheveux pour me forcer à le regarder.

« Tu les supplieras d’enlever quand tu voudras que je les remette plus fort après. Pour l’instant tu vas apprendre à jouir avec. »

Et j’ai joui. Comme une chienne. En bavant sur mon menton, les paupières qui tremblaient, le corps secoué de spasmes tellement violents que les pinces ont bougé et ça m’a fait hurler encore plus fort.

Après, quand j’étais effondrée contre lui, toute tremblante, la peau en feu, il m’a détaché les poignets avec une lenteur presque religieuse. Il a embrassé les marques rouges laissées par le chatterton.

Et là, tout doucement, presque tendrement, il m’a murmuré :

« La prochaine fois… on verra si tu arrives à compter jusqu’à vingt coups de martinet sans supplier. »

Je n’ai rien répondu. J’avais la gorge trop serrée. Et entre mes jambes, c’était déjà en train de recommencer à pulser.

Fin ? Pas vraiment.

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