Ça avait commencé comme une soirée banale entre potes. Apéro chez Julien, musique un peu trop forte, verres qui se remplissent trop vite. Moi j’étais venue sans grande attente, legging noir, petit haut moulant rouge sang, cheveux lâchés, juste envie de rire un peu et de ne pas rentrer trop tôt.
Et puis il y avait eu ce mec. Pas un pote du groupe, un ami d’ami. Grand, barbe de trois jours, regard qui s’attarde deux secondes de trop. Il s’appelait Théo. Il parlait pas beaucoup mais quand il parlait, tout le monde écoutait. Moi y compris.
Vers 1h du mat’ les gens commençaient à partir. Il est resté. Moi aussi.
À un moment on s’est retrouvés presque seuls dans la cuisine, à ranger des verres pour faire semblant d’être utiles. Il s’est approché pour attraper une bouteille derrière moi. Son torse a frôlé mon dos. J’ai senti son souffle sur ma nuque. J’ai fermé les yeux une seconde. C’était déjà foutu.
Il a murmuré, tout près de mon oreille :
« T’as pas envie de rentrer tout de suite, hein ? »
J’ai haussé les épaules, genre détachée, mais ma voix était déjà plus rauque :
« Pas spécialement… et toi ? »
Il a souri. Ce sourire de mec qui sait déjà qu’il a gagné.
15 minutes plus tard on était dans sa voiture.

Dans l’ascenseur on s’est embrassés comme des ados. Langue, dents, mains partout. Il m’a plaquée contre la paroi, une main sous mon haut, l’autre qui remontait déjà entre mes cuisses. J’étais trempée depuis la cuisine, c’était ridicule.
Une fois chez lui, porte à peine fermée, il m’a poussée contre le mur de l’entrée. Mon legging descendu d’un coup sec jusqu’aux genoux, ma culotte écartée sans douceur. Ses doigts sont entrés directement, sans préliminaires inutiles. J’ai gémi fort, surprise par la violence du plaisir.
Il s’est agenouillé d’un coup. Langue chaude, affamée. Il léchait comme s’il voulait me bouffer vivante. Je tirais ses cheveux, je tremblais déjà, les jambes en coton.
Et puis il s’est relevé, pantalon ouvert, sexe dur contre mon ventre.
Il m’a soulevée comme si je pesais rien, dos toujours contre le mur. Quand il m’a pénétrée d’un coup, j’ai crié. Un mélange de douleur délicieuse et de soulagement. Il était gros, il allait profond, il ne me laissait aucune seconde de répit.
Il me baisait fort, le genre de coup de reins qui font claquer les corps. À chaque fois que je commençais à reprendre mon souffle il accélérait encore. Je sentais l’orgasme monter comme une vague trop grosse.
« Vas-y jouis, vas-y putain jouis sur ma queue » qu’il grognait dans mon cou.
Et j’ai joui. Fort. Très fort. Le genre qui fait trembler les jambes pendant dix minutes après.
Il m’a suivie deux-trois coups de reins plus tard, enfoncé au fond, en grognant mon prénom qu’il venait pourtant d’apprendre deux heures plus tôt.
Après on s’est écroulés par terre dans l’entrée, dos au mur, essoufflés, moites, un peu sonnés.
J’ai rigolé doucement.
« Quoi ? » qu’il a demandé.
« Rien… juste que je suis venue pour boire un verre et je repars avec les cuisses qui tremblent et sans culotte. »
Il a souri, m’a embrassée lentement cette fois.
« T’inquiète… la culotte, tu la récupéreras la prochaine fois. »
… Y aura forcément une prochaine fois.



