J’étais rentrée d’une soirée un peu trop arrosée. Pas complètement torchée, mais cette chaleur douce et cette envie de peau qui monte quand on a trop dansé et qu’on sent encore les basses dans le ventre.
Je me suis douchée vite fait, j’ai enfilé juste un immense t-shirt gris qui m’arrive mi-cuisses (celui que j’ai piqué à mon ex d’il y a six ans, il est doux et il sent plus rien maintenant) et je me suis jetée sur mon lit.
Et là, évidemment, j’ai vu sa notification.
J’ai souri toute seule dans le noir, les joues encore chaudes de l’alcool et de la danse. J’ai posé mon téléphone sur mon ventre, j’ai glissé ma main sous le t-shirt, juste pour voir… et putain oui, j’étais déjà trempée rien qu’à l’idée de ce qui allait suivre.
Je lui ai envoyé la photo sans réfléchir. Pas une photo de chatte direct (je suis pas si expéditive), juste le bas du t-shirt relevé jusqu’au nombril, ma cuisse gauche un peu ouverte, la lumière de la lampe de chevet qui faisait un joli contraste.

Et là il a commencé à écrire. Longtemps. Pendant qu’il tapait je me caressais doucement, très lentement, juste le bout des doigts qui glissent sur le clito, en attendant ses mots. Quand la bulle « … » a disparu et que le message est arrivé, j’ai presque gémi.
J’ai lâché un « putain » à voix haute dans ma chambre vide.
La suite est un peu floue. Je me souviens que je me suis doigtée à deux doigts pendant qu’il continuait à m’écrire des horreurs magnifiques. À un moment j’ai carrément mis le mode dictée vocale pour lui envoyer le bruit de mes doigts qui entraient et sortaient, très mouillés, très obscènes.
Il m’a répondu juste par trois points et une photo de sa queue très dure dans sa main. Rien d’autre. C’était suffisant.
J’ai joui en pensant à sa langue dans mon cul et à ses doigts qui me tenaient les hanches tellement fort que j’aurais des bleus le lendemain (et j’en ai eu). J’ai joui fort, en silence d’abord, puis avec un petit cri que j’ai étouffé dans l’oreiller.
Après, on s’est juste dit bonne nuit comme des gens civilisés. Comme si on n’avait pas passé 50 minutes à se décrire les pires saloperies qu’on voulait se faire.
Et maintenant, dès que je mets ce t-shirt gris… je pense à lui.
Et je bande déjà un peu rien que d’y penser.
Bonne nuit les pervers ♡



