Je ne sais même plus exactement comment on en est arrivés là… Au début c’était juste des messages un peu chauds, des sous-entendus, des « tu portes quoi là tout de suite ? »… tu connais.
Mais hier soir, vers 2h12, mon téléphone a vibré et j’ai senti mon ventre se serrer d’un coup. Je savais que c’était lui. J’étais déjà dans mon lit, lumière éteinte, juste la lueur bleue de l’écran qui éclairait mes cuisses nues
J’ai mordu ma lèvre tellement fort que j’ai eu peur de saigner. J’ai hésité trois secondes. Et puis j’ai craqué. J’ai relevé mon t-shirt (enfin… SON t-shirt que j’avais piqué la dernière fois), j’ai glissé ma main sous la dentelle et j’ai pris la photo la plus indécente que j’ai jamais envoyée.
Quand sa réponse est arrivée, j’ai littéralement gémi toute seule dans le noir.

Je te jure, rien que de lire ça, mes doigts ont glissé tout seuls. J’étais déjà tellement sensible… J’ai fermé les yeux et j’ai imaginé sa bouche, ses mains qui me tiennent les hanches pour que je ne puisse pas m’échapper, son souffle brûlant contre moi.
J’ai plus tenu. J’ai enfoncé deux doigts d’un coup, j’ai cambré le dos, le téléphone posé sur mon ventre, l’écran qui s’allumait à chaque notification. J’étais trempée, bruyante, désespérée. Je voyais presque ses yeux sombres qui me regardaient pendant que je me faisais jouir pour lui.
Et quand j’ai fini, le corps encore secoué de petits spasmes, j’ai pris une dernière photo, toute rouge, les cheveux collés au front, les lèvres gonflées… et je la lui ai envoyée avec juste :
Il a juste répondu un « vendredi. 21h. Chez moi. Prépare ton petit cul, j’ai pas l’intention d’être gentil »
… et depuis je n’arrête pas de sourire bêtement comme une ado.
Je suis déjà en train de choisir ma tenue. Ou plutôt… celle que je vais retirer très vite.



