La nuit où je n’ai plus pu bouger du tout

//

storycoquine

Ça faisait presque six mois qu’on jouait ensemble. Les premiers mois c’était des menottes basiques, une cravate autour des poignets, un foulard sur les yeux. Puis il a commencé à ramener des cordes. De vraies cordes de jute, 6 mm, un peu rêches, qui sentent le chanvre quand il les sort du sac. Au début j’avais peur que ça marque trop, que ça gratte… et puis j’ai compris que justement, c’était ça qui me faisait mouiller : savoir que demain j’allais encore sentir les traces sur ma peau en me douchant.

Ce soir-là il m’a dit de venir chez lui à 20h pile, nue sous un manteau long, sans rien d’autre. J’ai obéi. Quand j’ai franchi la porte, il n’a même pas dit bonsoir. Il m’a juste pris le manteau des épaules d’un geste sec et m’a poussée vers la chambre.

Sur le lit : deux gros rouleaux de corde rouge sombre, un vibro wand déjà branché, des mousquetons, une barre d’écartement, et un bandeau en cuir noir large comme la main.

Lui 20:04
À genoux. Mains dans le dos. Ne bouge plus jusqu’à ce que je te dise.

J’ai obéi. Il a commencé par le box-tie : bras croisés dans le dos, avant-bras parallèles, cordes qui passent entre les seins, autour des épaules, serrées juste assez pour que je sente ma poitrine se gonfler à chaque respiration. Puis il a continué avec un harness complet : diamants sur le ventre, cordes qui descendent entre mes cuisses, passent de chaque côté de mon sexe sans jamais le toucher directement – juste assez près pour que je sente le frottement à chaque minuscule mouvement. J’étais déjà trempée avant même qu’il ait fini le premier nœud.

Lire aussi :  A 21 ans, je fais ma grosse soumise

Il m’a fait m’allonger sur le ventre. Là il a attaché mes chevilles à mes cuisses (frogtie des deux côtés), puis il a relié mes poignets attachés dans le dos à une corde qui passait sous le lit et remontait de l’autre côté, tirant mes bras en arrière jusqu’à ce que mes épaules crient un peu. Impossible de me redresser. Impossible de fermer les jambes. Impossible même de tourner la tête sans que les cordes mordent.

Il a fini par un nœud coulant autour de mon cou – pas serré, juste un rappel constant. Un léger tiraillement dès que je relevais la tête. Et enfin le bandeau sur les yeux. Plus rien à voir. Juste le bruit de sa respiration, le frottement des cordes quand il ajustait un dernier nœud, et mon propre cœur qui cognait dans mes oreilles.

Lui 21:12
Tu sens à quel point t’es ouverte là ? T’as même pas besoin que je te touche pour que ta chatte coule sur le drap. Dis-moi ce que tu veux.

J’ai murmuré, la voix cassée :

Moi 21:13
… que tu me remplisses… s’il te plaît… partout…

Il a ri doucement. Puis j’ai entendu le vibro s’allumer. Pas sur moi. Juste posé contre l’intérieur de ma cuisse, assez près pour que les vibrations remontent jusqu’à mon clito sans jamais le toucher. Pendant vingt minutes il a joué comme ça : approcher, éloigner, approcher, arrêter. À chaque fois que je commençais à supplier, il serrait la corde du cou d’un petit coup sec. Pas assez pour faire mal. Juste assez pour me rappeler qui décidait.

Lire aussi :  J'ai été mis au défi par une ancienne petite amie

Quand il a enfin posé le wand directement sur mon clitoris, j’ai hurlé dans le bandeau. Mon corps a voulu se cambrer, se tordre, mais les cordes m’ont ramenée violemment en place. J’ai joui comme ça, attachée en total immobilisation, les larmes qui coulaient sous le cuir, le corps qui tremblait sans pouvoir aller nulle part.

Il n’a pas arrêté le vibro après le premier orgasme. Ni après le deuxième. Au troisième j’ai commencé à supplier qu’il arrête, que c’était trop, que je n’en pouvais plus. Il a juste murmuré :

« Tu jouis jusqu’à ce que je décide que c’est assez. Et après… je te baise comme ça, sans te détacher. »

Il a tenu parole. Quand il est enfin entré en moi, j’étais un désastre : corde qui rentrait dans la peau, muscles tétanisés, sexe hypersensible. Chaque coup de reins faisait bouger toutes les cordes en même temps. J’ai joui encore, sans même le vouloir, juste à cause de la pression partout.

Après, il m’a détachée très lentement, en massant chaque marque avec de l’huile. Il m’a embrassée sur le front et m’a dit :

« La prochaine fois on suspendra. Tu seras prête ? »

J’ai hoché la tête, épuisée, heureuse, déjà en train d’imaginer les cordes qui me soulèveraient du sol.

Putain oui, je serai prête.

Laisser un commentaire

Je m'inscris

Send this to a friend