Je m’appelle Manon, j’ai 22 ans. Lui c’est Théo, mon grand frère, 26 ans. On a toujours été fusionnels. Trop, même. Les gens disaient souvent « vous êtes comme des jumeaux »… ils ne savaient pas à quel point c’était vrai.
Nos parents sont morts dans un accident quand j’avais 17 ans et lui 21. Depuis, c’est juste lui et moi dans la grande maison familiale. On dort dans la même chambre « parce que c’est plus simple pour les factures ». On se douche ensemble « parce que ça économise l’eau ». On se câline tous les soirs « parce qu’on a besoin l’un de l’autre ».
Mais il y a un an, tout a explosé.
C’était une nuit d’orage, j’avais peur comme quand j’étais petite. Je suis allée dans son lit, en petite nuisette. Il m’a serrée contre lui, comme avant. Sauf que cette fois-là… j’ai senti sa queue dure contre mon ventre. Et au lieu de reculer, j’ai frotté. Lentement. Il a gémi mon prénom.
On n’a pas couché ensemble cette nuit-là. On s’est juste embrassés. Des heures. Des baisers mouillés, interdits, pleins de larmes et de « on ne devrait pas ». Mais le lendemain soir… il m’a prise dans notre lit d’enfance, doucement, en me regardant dans les yeux, en me répétant qu’il m’avait toujours aimée comme ça, depuis que j’ai eu mes premières formes.
Depuis, on ne se cache même plus à la maison. On baise partout : sur la table où on faisait nos devoirs, dans la chambre de nos parents, dans la voiture garée dans le garage. Il me prend en levrette en me tenant par les cheveux et en me disant « t’es à moi, t’as toujours été à moi ».

On a nos rituels. Le matin, je le réveille en le suçant. Le soir, il me fait jouir avec sa langue avant de me remplir. On dort enlacés, sa queue encore à moitié en moi. On s’appelle « mon amour » quand on est seuls. On pleure parfois après l’amour, parce qu’on sait que c’est mal… mais on recommence cinq minutes après.
On parle parfois de partir loin. Une île où personne ne nous connaît. Avoir des enfants qui nous ressembleront. Vivre comme un vrai couple. Mais on sait que c’est impossible.
Alors on continue comme ça. En secret. En se détruisant doucement.
Mon frère, c’est mon oxygène. Ma drogue. Mon âme sœur.
Et je ne pourrai jamais aimer quelqu’un d’autre.
Jamais.
…Tu comprends pourquoi je ne peux pas arrêter ? 😔💔