Septembre, fin d’après-midi. La plage était vide depuis des kilomètres. Plus de parasols, plus de cris d’enfants, juste le vent qui soulevait le sable fin et les vagues qui venaient mourir doucement sur le rivage. J’avais marché longtemps, bikini triangle noir et paréo noué lâche autour des hanches, les pieds dans l’écume tiède. J’étais venue ici pour être seule. Enfin… c’est ce que je croyais.
Il est apparu au loin, silhouette sombre contre le soleil couchant. Torse nu, short de bain gris foncé, cheveux noirs ébouriffés par le vent salé. Il marchait dans ma direction sans se presser, comme s’il savait déjà qu’il allait me trouver là.
Quand il a été assez près, il s’est arrêté à quelques mètres. On s’est regardés longtemps sans parler. Le soleil orangé faisait briller sa peau bronzée et les gouttes d’eau sur ses épaules.
« T’es toute seule ici ? »
« Pour l’instant. »
Il a souri, un sourire lent, dangereux. Il s’est approché encore, jusqu’à ce que je sente l’odeur de sel et de sa peau chaude.
Tu comptes rester planté là ou tu vas faire quelque chose ?
Je compte te faire hurler assez fort pour que les mouettes s’envolent.
Il n’a pas attendu ma réponse. Sa main a glissé sur ma nuque, m’a attirée contre lui, et sa bouche s’est écrasée sur la mienne. Un baiser salé, affamé, sa langue qui prenait possession de la mienne pendant que ses doigts défaisaient le nœud de mon paréo d’un geste sec. Le tissu est tombé sur le sable.
Il m’a poussée doucement en arrière, jusqu’à ce que mes mollets touchent l’eau. Puis il m’a fait m’allonger sur le sable humide, juste là où les vagues venaient lécher mes pieds. L’eau froide contrastait avec la chaleur de son corps quand il s’est penché sur moi.
Il a tiré sur les ficelles de mon haut de bikini, l’a arraché. Mes seins se sont libérés, tétons déjà durs à cause du vent et de l’excitation. Il a pris un sein dans sa bouche, a sucé fort, a mordu doucement le bout pendant que sa main descendait, écartait mon bas de bikini sur le côté.
Ses doigts ont trouvé mon clito gonflé, l’ont frotté en cercles lents puis rapides. J’ai gémi, le son emporté par le bruit des vagues. Il a glissé deux doigts en moi, les a fait aller et venir pendant que sa langue descendait sur mon ventre, puis plus bas.
Quand sa bouche s’est refermée sur mon sexe, j’ai cambré le dos, mes mains dans ses cheveux, tirant fort. Il léchait, aspirait, mordillait, ses doigts toujours en moi, appuyant sur ce point qui me faisait voir des étoiles. L’eau venait clapoter contre mes cuisses à chaque vague, me faisant frissonner encore plus.

« Jouis pour moi. Ici. Sur cette plage vide. »
J’ai joui en criant, le corps secoué de spasmes, un jet chaud qui s’est mélangé à l’eau de mer. Il n’a pas arrêté, il a continué à me lécher doucement jusqu’à ce que je tremble de trop-sensibilité.
Puis il s’est redressé, a baissé son short. Sa queue était dure, dressée, veinée, le gland brillant de précum. Il m’a retournée sur le ventre, m’a fait relever les fesses, le visage contre le sable encore tiède du jour.
Il est entré d’un coup, profondément, brutalement. J’ai mordu ma lèvre pour étouffer un cri. Il m’a baisée comme ça, à quatre pattes sur la plage, ses mains sur mes hanches, ses claques sur mes fesses qui résonnaient plus fort que les vagues.
« T’aimes te faire défoncer par un inconnu sur une plage déserte ? »
« Oui… putain oui… continue… »
Il a accéléré, une main qui descendait pour pincer mon clito, l’autre qui tirait mes cheveux en arrière pour me cambrer encore plus. J’ai senti le deuxième orgasme monter, plus violent, plus profond. J’ai hurlé son absence de nom, mon corps qui se contractait autour de lui, et lui qui a joui en même temps, très fort, très profond, ses grognements rauques contre ma nuque pendant qu’il se vidait en moi.
On est restés comme ça un long moment, lui encore en moi, nos respirations saccadées qui se mêlaient au bruit de la mer. Le soleil avait presque disparu, le ciel virait au violet profond.
Il s’est retiré doucement, m’a aidée à me relever. Mon bikini était perdu quelque part dans le sable, mon corps couvert de sable humide, de sueur, de lui.
« Tu reviens demain ? » j’ai murmuré, la voix cassée par les cris.
Il a passé son pouce sur ma lèvre inférieure gonflée, a souri dans la pénombre.
« Demain. Même heure. Et cette fois… sans bikini. »
J’ai hoché la tête, les jambes encore faibles.
Évidemment que je suis revenue.
Sans rien du tout.



