J’avais dit à tout le monde que j’allais passer le week-end chez ma cousine à la campagne.
Même mon mec y a cru. Il m’a embrassée sur le pas de la porte en me disant « amuse-toi bien, repose-toi ». J’avais mon petit sac cabine, un string noir tout neuf dedans, et le cœur qui tapait fort comme une ado qui fugue.
En vrai j’allais à l’hôtel Ibis Styles près de la gare, chambre 312, avec le mec que je voyais en cachette depuis trois mois. On s’était croisés au boulot, une pause café qui a duré deux heures, puis des SMS de plus en plus sales, puis des photos, puis des appels où on se branlait chacun de son côté en se racontant ce qu’on se ferait si on était dans la même pièce.
Le premier message du vendredi soir, quand j’étais dans le taxi :
Je suis en route. J’ai mis le string noir que t’aimes.
Enlève ta culotte maintenant. Garde-la dans ton sac. Je veux que tu arrives trempée et sans rien dessous.
… sérieux ?
Très. Et touche-toi un peu dans la voiture. Juste assez pour être prête quand j’ouvre la porte.
J’ai glissé ma main sous ma jupe plissée. Le chauffeur n’a rien vu, ou a fait semblant. J’étais déjà mouillée rien qu’à l’idée de ce qui m’attendait. J’ai frotté doucement mon clito en cercles lents, le souffle court, jusqu’à ce que le taxi s’arrête devant l’hôtel.
Il m’attendait dans le hall, adossé au mur près des ascenseurs, jean sombre, tee-shirt noir moulant, regard qui me déshabillait déjà. Il n’a rien dit. Il a juste pris ma main, glissé la carte magnétique dans ma paume et m’a poussée doucement vers l’ascenseur.
À peine la porte de la 312 refermée, il m’a plaquée contre le mur. Sa bouche sur la mienne, sa langue qui forçait le passage, une main qui relevait ma jupe d’un coup sec. Ses doigts ont trouvé ma chatte nue, glissante, gonflée.
« Putain t’es trempée… » il a grogné contre mes lèvres.
Il m’a retournée, visage contre le mur, a baissé sa braguette d’un geste brusque. J’ai entendu le bruit du préservatif qu’il déroulait vite fait. Puis il m’a écarté les cuisses avec son genou, a frotté son gland contre moi deux-trois fois, et il m’a enfoncé d’un coup sec jusqu’à la garde.

J’ai crié. Pas de douleur, de trop-plein. Il était gros, dur, et il ne m’a pas laissé le temps de m’habituer. Il m’a baisée debout contre le mur, une main sur ma nuque pour me maintenir, l’autre qui pinçait mon téton à travers mon haut. Chaque coup de reins me faisait cogner le front contre le papier peint bon marché.
Il s’est retiré d’un coup, m’a fait pivoter, m’a poussée vers le lit. J’ai atterri à quatre pattes, cul en l’air. Il a claqué mes fesses deux fois, fort, puis il a repris sa place derrière moi. Cette fois il allait plus lentement, mais plus profond. Il sortait presque entièrement, puis replongeait d’un coup sec, encore et encore, jusqu’à ce que je tremble de partout.
« Dis-moi que t’aimes ça… » il a murmuré en se penchant sur mon dos.
« J’aime… putain j’aime trop… »
Il a accéléré. Sa main est descendue entre mes jambes, a trouvé mon clito et l’a frotté en rythme avec ses coups de reins. J’ai joui en hurlant, le corps secoué de spasmes, les ongles plantés dans la couette. Il n’a pas ralenti. Il m’a laissée redescendre deux secondes, puis il m’a retournée sur le dos, m’a ouvert les cuisses en grand et il est revenu en moi d’un coup.
Il m’a baisée comme ça, yeux dans les yeux, jusqu’à ce qu’il grogne qu’il allait jouir. Il s’est retiré au dernier moment, a arraché le préservatif et a giclé sur mon ventre, chaud, épais, en longues traînées qui ont coulé jusqu’à mon nombril.
Après, on est restés là, essoufflés, collants, à rigoler bêtement. Il m’a embrassée sur le front, m’a dit « t’es incroyable ». Moi j’ai juste murmuré :
« Demain matin… refais-moi la même chose, mais dans la douche. »
Et c’est ce qu’on a fait.



