C’était un dimanche d’octobre, l’air encore doux mais déjà piquant. On avait décidé d’aller se balader en forêt, juste tous les deux, loin des gens. Moi j’avais mis mon legging gris foncé préféré (celui qui moule tout sans faire exprès), un sweat large et des baskets. Lui en jean, tee-shirt noir et sa veste à carreaux ouverte. On marchait depuis une bonne heure, on parlait de tout et de rien, on rigolait, on se taquinait… et puis petit à petit le silence s’est installé. Le genre de silence chargé.
Il s’est arrêté d’un coup près d’un gros chêne, m’a regardée avec ce sourire en coin que je connais trop bien. J’ai senti mon ventre se serrer direct.

J’ai ri, mais mon rire s’est éteint quand il m’a poussée doucement mais fermement contre le tronc. L’écorce rugueuse dans mon dos à travers le sweat. Ses mains sont venues encadrer mon visage, il m’a embrassée comme si on n’avait plus le temps. Langue, dents, souffle court… j’ai senti mes jambes flageoler déjà.
Il a glissé une main sous mon sweat, a trouvé ma peau nue, a remonté jusqu’à mes seins. Pas de soutif, évidemment. Quand il a pincé un téton, j’ai laissé échapper un petit gémissement étouffé contre sa bouche.
« Chut… ou si tu veux crier, vas-y. Y a personne. »
Il a descendu son autre main, l’a glissée entre mes cuisses, par-dessus le tissu. Il a pressé fort, a frotté en cercles lents. J’étais déjà trempée, je le sentais à travers le legging. Il a grogné de satisfaction.
« Putain t’es trempée depuis quand ? »
J’ai murmuré, la voix cassée :
« Depuis qu’on est partis de la voiture… t’arrêtais pas de me frôler… »
Il a ri doucement contre mon cou, puis il a baissé mon legging d’un coup sec jusqu’à mi-cuisses. Pas le temps de l’enlever complètement. Il s’est agenouillé une seconde, a embrassé l’intérieur de mes cuisses, a passé sa langue une fois, juste pour me faire trembler. Puis il s’est relevé, a ouvert sa braguette. Son sexe a jailli, dur, prêt.
Il m’a soulevée d’un bras sous les fesses, m’a calée contre l’arbre. J’ai enroulé mes jambes autour de lui comme j’ai pu avec le legging qui entravait un peu. Il est entré en moi d’un coup, profondément, sans prévenir. J’ai mordu son épaule pour ne pas hurler tout de suite.
Il a commencé à bouger, fort, vite. L’écorce me râpait le dos à travers le tissu, mais je m’en foutais. Chaque coup de reins me faisait voir des étoiles. Le bruit de nos corps qui claquaient, nos souffles saccadés, les feuilles qui craquaient sous nos pieds… c’était sauvage, animal.
J’ai senti l’orgasme monter hyper vite. Trop vite. J’ai agrippé ses cheveux, j’ai murmuré contre son oreille :
« Je vais… je vais jouir… »
Il a accéléré encore, a grogné :
« Vas-y, jouis sur moi, là, maintenant. »
J’ai explosé. Les jambes qui tremblent, le ventre qui se contracte, un cri que j’ai pas pu retenir du tout. Il m’a suivie presque aussitôt, enfoncé au fond, en grognant mon prénom comme une prière sale.
On est restés comme ça un moment, haletants, collés l’un à l’autre contre l’arbre. Le vent frais sur ma peau brûlante. Il m’a embrassée doucement cette fois, presque tendrement.
« Faudra revenir plus souvent par ici… »
J’ai souri, encore essoufflée.
« La prochaine fois, on prend la couverture de survie dans le coffre. »
Il a ri.
« Deal. Mais le legging reste obligatoire. »



