C’était un jeudi soir pourri de novembre, de ceux où on a juste envie de rentrer, de mettre un jogging moche et de s’endormir devant une série déjà vue mille fois. Sauf que lui m’avait envoyé un message à 19h42 alors que j’étais encore au bureau.
Je rentre dans 20min… t’es sage ce soir ?
Pas vraiment. J’ai envie de te voir à genoux devant moi dès que tu passes la porte.
J’ai senti mon ventre se contracter d’un coup. Le genre de contraction qui descend direct entre les jambes. J’ai fermé l’ordi sans même sauvegarder mon tableau Excel, j’ai chopé mon manteau et je suis partie presque en courant vers le métro.

Dans le wagon, j’étais déjà trempée. Juste à l’idée de ce qui m’attendait. Je serrais les cuisses à chaque secousse, essayant de ne pas trop bouger pour ne pas empirer les choses. Raté.
Quand je suis arrivée devant chez lui, j’avais les joues brûlantes et les tétons tellement durs qu’on les voyait à travers mon pull fin et mon soutif en dentelle. J’ai à peine eu le temps de poser mon sac dans l’entrée qu’il était déjà là, derrière moi. Il ne m’a pas embrassée. Il m’a juste attrapée par les cheveux, doucement mais fermement, et il m’a fait reculer jusqu’au salon.
« À genoux. »
J’ai obéi sans un mot. Le parquet était froid sous mes genoux mais je m’en foutais. Il a défait sa ceinture lentement, exprès, en me regardant dans les yeux. Le bruit du cuir qui glisse dans les passants m’a fait frissonner.
Il a sorti sa queue déjà dure, lourde, et il l’a posée sur ma joue comme si c’était la chose la plus naturelle du monde. J’ai ouvert la bouche presque par réflexe.
Je peux ? ❤️
Tu demandes la permission maintenant ? C’est mignon. Vas-y, fais-moi plaisir.
J’ai commencé doucement. Langue d’abord, juste le tour du gland, puis de plus en plus profond. Il grognait doucement, une main dans mes cheveux, pas pour forcer, juste pour guider. À un moment il a tiré un peu plus fort et il est entré jusqu’à ce que je sente ma gorge se contracter autour de lui. J’ai eu un haut-le-cœur, les yeux qui pleurent, mais putain que c’était bon de sentir que je le rendais fou.
Il m’a relevée d’un coup, m’a retournée, m’a penchée sur le dossier du canapé. Ma jupe est remontée toute seule. Il a arraché ma culotte sur le côté sans la faire descendre. Deux doigts directement en moi, sans préliminaires inutiles. J’étais tellement mouillée qu’on entendait le bruit obscène à chaque va-et-vient.
« T’as pensé à ça toute la journée hein ? »
« Oui… » j’ai gémi, la voix cassée.
Il s’est enfoncé d’un coup, jusqu’au fond. J’ai crié. Pas de douleur, juste… trop bon d’un coup. Il a commencé fort, presque méchant, les claquements de nos peaux résonnaient dans tout le salon. À chaque coup de reins il touchait cet endroit qui me fait perdre la tête, celui que je n’arrive presque jamais à atteindre toute seule.
J’ai joui vite. Trop vite. Les jambes qui tremblent, les ongles plantés dans le tissu du canapé, le ventre qui se contracte comme si on m’électrocutait. Il n’a pas ralenti. Il a continué encore plus fort, encore plus profond, jusqu’à ce que je sente qu’il allait craquer lui aussi.
Il s’est retiré au dernier moment, m’a fait me remettre à genoux et a joui sur mon visage. Gros jets chauds qui atterrissaient sur mes joues, mon menton, mes lèvres entrouvertes. J’ai fermé les yeux et j’ai souri comme une conne, complètement partie.
Après, il m’a prise dans ses bras, m’a essuyée doucement avec le bas de son t-shirt. On s’est écroulés sur le canapé, encore à moitié habillés, essoufflés, collants, heureux.
Et là, dans le silence, il a murmuré :
T’avais dit que ce soir tu voulais être sage…
J’ai rigolé contre son torse.
« Ouais… raté. »



