C’était un vendredi soir tard, la tour de bureaux presque vide, juste quelques retardataires comme moi qui traînaient encore.
J’avais les bras chargés de dossiers, mes talons qui claquaient dans le hall désert, et cette envie pressante de rentrer chez moi pour un verre de vin et un bain chaud. J’ai appuyé sur le bouton de l’ascenseur, portes qui s’ouvrent, je monte… et lui entre juste avant que ça se referme.
Costume bleu nuit impeccable, cravate desserrée, sacoche en cuir, odeur discrète de parfum cher et de fin de journée. Il était grand, large d’épaules, et quand il s’est placé derrière moi, j’ai senti tout de suite cette tension électrique qu’on a parfois sans raison.
L’ascenseur démarre, monte lentement. On est seuls. Silence. Juste le ronronnement mécanique et nos respirations.
À l’étage 14, ça s’arrête net. Lumière qui vacille une seconde, puis le noir complet pendant deux ou trois battements de cœur, avant que l’éclairage de secours rougeâtre ne s’allume.
« Merde… coincé ? » j’ai murmuré.
Il a appuyé sur le bouton d’urgence. Rien. Puis sur l’interphone. Grésillement, puis une voix lointaine qui dit « on arrive dans 10-15 minutes, restez calmes ».
Il s’est adossé au mur du fond, bras croisés, et m’a regardée. Vraiment regardée. Pas le regard poli de collègue. Le regard qui dit « on est coincés là tous les deux et j’ai pas envie de parler boulot ».
J’ai posé mes dossiers par terre. Ma jupe crayon remontait un peu quand je me suis penchée. Je l’ai senti qui observait. J’ai pas remis la jupe en place.
« T’as chaud ? » il a demandé, voix basse.
« Un peu… »
Il s’est approché d’un pas. Sa main a effleuré mon bras, puis ma taille. J’ai pas reculé. Au contraire, j’ai pivoté vers lui. Nos visages à quelques centimètres.

Il m’a embrassée d’un coup, sans demander. Langue qui force le passage, mains qui remontent sous mon chemisier, trouvent mes seins à travers la dentelle. J’ai gémi dans sa bouche. Ses doigts ont pincé mes tétons, fort, juste comme il fallait.
Il m’a retournée, visage contre le miroir froid de la paroi. Ma jupe relevée jusqu’aux hanches en un geste brusque. Il a écarté ma culotte sur le côté, ses doigts ont trouvé ma chatte déjà trempée, ont tourné sur mon clito deux-trois fois avant d’enfoncer deux doigts profondément.
« T’es prête depuis quand ? » il a grogné à mon oreille.
« Depuis que t’es monté… »
Il a ri doucement, un rire rauque. Braguette ouverte, préservatif sorti de sa poche (évidemment qu’il en avait un), déroulé vite fait. Puis il m’a pénétrée d’un coup sec, jusqu’au fond. J’ai poussé un cri étouffé, mains à plat sur le miroir qui vibrait à chaque coup de reins.
Il me baisait fort, vite, sans douceur. Une main sur ma hanche pour me maintenir, l’autre autour de ma gorge, pas trop serré, juste assez pour que je sente le contrôle. Chaque coup me faisait cogner contre la paroi. Mes seins sortaient du soutien-gorge, frottaient contre le tissu de mon chemisier.
J’ai senti l’orgasme monter trop vite. J’ai contracté autour de lui, fort. Il a accéléré encore, grogné « vas-y, jouis », et j’ai explosé, jambes qui tremblent, vision qui se brouille, un cri que j’ai étouffé contre mon propre bras.
Il s’est retiré juste après, a enlevé le préservatif et a joui sur mes fesses, chaud, abondant, en longs jets qui ont coulé le long de mes cuisses.
On est restés comme ça quelques secondes, essoufflés. Puis il a remonté ma culotte, lissé ma jupe du plat de la main, refermé sa braguette. Moi j’ai remis mes seins en place, reboutonné mon chemisier d’une main tremblante.
L’ascenseur a repris vie d’un coup. Lumière normale, vibration, montée jusqu’au rez-de-chaussée.
Portes ouvertes. Hall vide. Il est sorti le premier, sans un mot. Moi juste derrière, mes dossiers dans les bras, les jambes encore molles, son sperme qui perlait entre mes cuisses sous la jupe.
Dehors, il a disparu dans la nuit. Moi j’ai pris un taxi, sourire aux lèvres, et j’ai passé le trajet à revivre chaque seconde en boucle.
Parfois, un ascenseur en panne, c’est le meilleur plan cul qu’on puisse espérer.



