Ça a commencé comme d’habitude, un jeudi soir où je rentrais crevée du boulot. J’avais passé la journée à sourire poliment à des clients pendant que mon string en dentelle noire me rappelait sans arrêt que j’avais oublié de l’enlever avant de partir ce matin. Une petite punition que je m’étais moi-même infligée la veille, juste parce que j’avais joui sans demander la permission.
Je pose mon sac, j’enlève mes talons, mes pieds crient merci. Mon téléphone vibre sur la table basse. Je sais déjà que c’est lui.
Lui : À genoux. Tout de suite. Photos.
Pas de bonsoir, pas de « comment vas-tu ma petite salope ». Direct. J’aime quand il fait ça. Mon ventre se contracte déjà.
J’obéis. Je pose les genoux sur le tapis du salon, robe encore sur moi, culotte trempée collée à mes lèvres. Je tends le bras, je prends la photo en plongée : mes cuisses ouvertes, la robe relevée jusqu’aux hanches, le tissu noir qui cache à peine mon sexe gonflé. J’envoie.
J’ai les joues en feu. Je me déshabille lentement, comme s’il pouvait me voir. Robe qui glisse, soutien-gorge qui tombe. Mes tétons sont durs rien qu’à l’idée qu’il va me juger dans trois secondes. Je renvoie une photo. Torse nu, tête baissée, cheveux qui tombent devant mes yeux.
Il met presque dix minutes à répondre. Dix minutes pendant lesquelles je reste là, immobile, à sentir mon clitoris palpiter tout seul sous la dentelle.
moi : oui… très
Lui : Doigts. Écarte. Je veux voir à quel point t’es une petite chienne en chaleur.
J’obéis encore. Je glisse deux doigts de chaque côté, j’écarte mes lèvres. La photo est obscène : luisante, rose foncé, filante de mouille. J’appuie sur envoyer avant de changer d’avis.
Il répond presque instantanément.

Mon cœur cogne tellement fort que j’ai l’impression qu’il va sortir de ma poitrine. Je gémis toute seule dans le salon vide. Je sais que je vais obéir. Je sais aussi que je vais craquer. C’est toujours comme ça.
Il m’envoie une dernière consigne avant de disparaître pendant plus d’une heure.
Je pose le téléphone. Je reste à genoux. Les minutes passent comme des heures. À chaque fois que je tends les doigts pour écarter, un spasme me traverse et je dois serrer les cuisses pour ne pas craquer. Vingt minutes plus tard, je recommence. Photo. Envoi. Humiliation douce et brûlante.
À la cinquième photo, mes jambes tremblent. Mon clitoris est tellement gonflé qu’il dépasse presque de son capuchon. Je sens que je suis à deux doigts de l’orgasme rien qu’en restant écartée comme ça.
Je lui écris, suppliante :
Lui : Tu tiendras. Ou tu perds tout. À toi de choisir.
J’ai pleuré un peu. Pas de tristesse. Juste de trop plein. De frustration. De désir qui cogne partout.
À minuit passé, il m’a enfin écrit :
J’ai glissé mes doigts en moi d’un coup, sans douceur. J’étais tellement ouverte, tellement prête, que j’ai failli jouir dans la seconde. J’ai retiré mes doigts, haletante. J’ai attendu. Encore.
Quand le message est arrivé, j’ai cru que j’allais m’évanouir.
J’ai enfoncé trois doigts, le pouce sur mon clito, et j’ai explosé en criant son prénom comme une folle. Mon corps convulsait, mes cuisses tremblaient, du liquide coulait sur le tapis. J’ai joui longtemps. Trop longtemps.
Après, je suis restée par terre, essoufflée, sourire idiot sur le visage.
Il m’a écrit une dernière fois avant que je m’endorme :
Et moi, j’ai répondu un simple :
moi : oui Maître ♥



