Je m’appelle Camille. J’ai 29 ans et depuis presque deux ans je ne jouis plus sans sa permission. C’est con à dire comme ça, mais c’est la vérité la plus crue que j’ai à t’offrir.
Tout a vraiment commencé un jeudi soir pluvieux. J’étais seule chez moi, un verre de vin rouge à moitié bu, et je scrollais distraitement quand son message est arrivé. On se parlait depuis trois semaines, des mots de plus en plus sales, de plus en plus précis. Mais ce soir-là, il a franchi une ligne.
J’ai fixé l’écran pendant trente secondes, le cœur qui cognait dans la gorge. Et puis j’ai posé mon verre. J’ai glissé sur le tapis, les genoux dans la moquette, et j’ai tapé :
Après ça… tout a basculé très vite.
Ce soir je suis attachée à mon lit. Pas les poignets avec des foulards mignons. Non. Des menottes en cuir noir, doublées de mouton, fermées avec de petits cadenas qui font « clic » très définitif. Mes chevilles aussi. Écartées. Très écartées. Il a insisté pour que je mette les barres d’écartement qu’il m’avait commandées deux semaines plus tôt. Je les détestais quand je les ai déballées. Maintenant je tremble rien qu’en les sentant contre mes chevilles.
Il est là, debout au pied du lit, torse nu, jean sombre, ceinture déjà défaite mais toujours dans les passants. Il tient la cravache fine en cuir tressé qu’il adore faire claquer sur l’intérieur de mes cuisses juste pour voir ma peau rougir en lignes parfaites.
« Combien de fois tu t’es arrêtée cet après-midi, salope ? »

Sa voix est calme. Trop calme. Je déteste quand il est calme comme ça.
« Trois… Maître. » Ma voix tremble déjà.
Il fait claquer la cravache une fois sur ma cuisse gauche. La brûlure monte instantanément, chaude, vive, délicieuse.
« Quatre. Tu mens mal. »
Je ferme les yeux. « Quatre, Maître. Pardon. »
Il pose la cravache sur mon ventre, descend lentement jusqu’à mon sexe déjà trempé, écarte mes lèvres avec le cuir sans appuyer. Juste le contact. Je sursaute, les hanches se soulèvent toutes seules.
« Tu bandes déjà du clitoris. C’est pathétique… et magnifique. »
Il se penche, attrape mes cheveux à pleine main, tire ma tête en arrière pour que je le regarde dans les yeux.
« Ce soir tu vas jouir. Mais seulement quand je serai à l’intérieur de ta gorge. Et tu vas me supplier longtemps avant. Très longtemps. »
Il relâche mes cheveux, descend le long de mon corps, mord l’intérieur de ma cuisse assez fort pour laisser une marque ovale violette. Je gémis, fort, sans retenue. Il sourit contre ma peau.
« Compte jusqu’à cent dans ta tête. Si tu perds le fil, on recommence à zéro et je te fais attendre jusqu’à demain matin. »
Il glisse deux doigts en moi d’un coup, sans prévenir. Je crie. Il les retire aussitôt.
« Un. »
Je commence à compter dans ma tête, les larmes aux yeux, le sexe qui pulse, vide, désespéré.
Il reprend la cravache. Une ligne de feu sur l’autre cuisse.
« Deux… »
Et pendant les quatre-vingt-dix-huit suivants, il alterne morsures, claques, doigts qui entrent et sortent juste assez pour me rendre folle, mais jamais assez pour me faire basculer.
Quand j’arrive enfin à cent, je suis en pleurs, le visage trempé, les cuisses marquées, le sexe gonflé, rouge, luisant.
Il monte sur le lit, s’agenouille au-dessus de mon visage. Sa queue est dure, veinée, déjà humide au bout. Il la frotte lentement sur mes lèvres.
« Supplie. »
Et là, la voix cassée, rauque, je lâche tout :
« S’il vous plaît Maître… laissez-moi vous sucer… je veux votre queue dans ma gorge… je veux étouffer pour vous… je veux sentir vos couilles contre mon menton… s’il vous plaît… je suis à vous… je suis votre trou… votre salope… faites-moi mal… faites-moi jouir… je vous en supplie… »
Il sourit. Un vrai sourire de prédateur.
Puis il force.
Et je disparais.
Il n’y a plus que sa queue qui remplit ma bouche, ma gorge, mes larmes, ses grognements, mes gémissements étouffés, le cuir qui mord mes poignets, et enfin… enfin… sa voix qui murmure :
« Jouis, maintenant. »
Et je pars. Violente. Longue. Déchirante.
Comme une bonne fille.



