Il m’avait prévenue dès le début de la soirée :
« Ce soir on ne baise pas. On joue. Et tu ne jouis que quand je te le dirai. »
J’ai ri nerveusement. Je pensais qu’il bluffait. Je me trompais.
Il m’a fait déshabiller lentement, pièce par pièce, en restant habillé lui. Une fois nue, il m’a attaché les poignets au-dessus de la tête avec des menottes en cuir suspendues à une barre au plafond de sa chambre. Mes orteils touchaient à peine le sol. Ça tirait déjà dans les épaules, mais c’était supportable… pour l’instant.
Il a sorti la première boîte. Noire, mate, sans inscription. Dedans, un bâillon boule rouge verni et une laisse en chaîne fine.
Il m’a mis le bâillon sans un mot. La boule était grosse, elle m’obligeait à ouvrir grand, déjà un filet de salive coulait sur mon menton au bout de trente secondes. Puis il a accroché la laisse à mon collier et l’a tenue lâche dans sa main.
Premier jouet : une pinces à tétons alligator avec chaîne entre les deux. Il les a mises doucement au début, puis il a serré jusqu’à ce que je gémisse fort dans le bâillon. La douleur était vive, précise. Il a tiré sur la chaîne une fois, deux fois. Mes seins se sont tendus vers l’avant à chaque fois.
« Tu tiens bien, ma chienne. On continue. »
Deuxième jouet : un plug anal en acier avec une base large et un bijou rose à l’extérieur. Il a mis du lubrifiant froid dessus, l’a posé contre mon anus et a poussé lentement. J’ai gémi, remué des hanches. Il a tenu mes hanches d’une main ferme et l’a enfoncé d’un coup sec une fois la partie la plus large passée. J’ai crié dans le bâillon. Il a claqué mes fesses une fois, fort.
« Silence. Ou j’ajoute du poids aux pinces. »
Troisième jouet : une ceinture de chasteté vibrante – pas la vraie ceinture qui bloque tout, non, juste une sorte de harnais avec un vibro rabbit intégré qui vient se presser exactement sur le clitoris et un petit gode court qui rentre un peu dans le vagin. Il l’a sanglé autour de mes hanches, a ajusté les sangles pour que ça soit très serré, puis il a allumé le vibro sur le mode le plus bas. Pulsations lentes, régulières. Assez pour me rendre folle, pas assez pour me faire jouir.
Il s’est assis dans le fauteuil en face, jambes écartées, et il a sorti la télécommande. Il jouait avec les boutons comme avec une manette de jeu. Augmentait un peu, diminuait, passait en mode aléatoire, puis revenait au lent. À chaque fois que je commençais à haleter fort, à me cambrer, il baissait tout d’un coup.

Je pleurais presque. La salive coulait sur mes seins, mélangeait avec la sueur. Les pinces tiraient, le plug pesait lourd, le vibro me torturait sans me libérer.
J’ai essayé. Longtemps. J’ai fini par y arriver, la mâchoire douloureuse, la boule tombant par terre avec un bruit humide.
« Pitié… laisse-moi jouir… je ferai tout… »
Il s’est levé, est venu derrière moi, a tiré mes cheveux en arrière pour que je le regarde.
« Tout ? Alors supplie correctement. »
J’ai supplié. Vraiment. Des mots crus, des promesses, des « je suis ta salope », des « je ferai ce que tu veux quand tu veux ». J’étais au bord des larmes de frustration.
Il a souri. Puis il a augmenté le vibro au maximum, mode continu, fort. En même temps il a tiré sur la chaîne des pinces, très fort, et il a commencé à faire tourner le plug lentement dans mon cul.
« Jouis. Maintenant. Et crie mon nom. »
J’ai explosé.
Mon corps s’est tendu comme un arc, les menottes ont grincé, mes jambes ont lâché. J’ai hurlé son prénom, un cri rauque, animal. L’orgasme était si violent que j’ai senti un jet chaud couler le long de mes cuisses. Le vibro continuait, impitoyable, prolongeant les spasmes jusqu’à ce que je supplie d’arrêter parce que c’était trop.
Il a coupé le vibro. A enlevé les pinces une par une (la douleur du sang qui revenait m’a fait gémir encore). A retiré le plug doucement. A détaché mes poignets.
Je me suis écroulée à genoux devant lui. Il m’a pris dans ses bras, m’a portée sur le lit, m’a enveloppée dans une couverture douce.
Pendant que je reprenais mon souffle, tremblante, il m’a caressé les cheveux et a murmuré :
« Tu as été parfaite. Demain on recommence… mais avec la machine à baiser que je viens de commander. »
J’ai ri faiblement, encore sonnée.
« T’es taré… »
Il m’a embrassée sur le front.
« Et tu adores ça. »



