Le type du bar qui n’a pas attendu la fermeture

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C’était un jeudi soir pourri, de ceux où on se dit qu’on va juste boire un verre vite fait et rentrer se coucher tôt. J’étais seule au comptoir du petit bar à cocktails caché derrière la rue principale, robe noire moulante un peu trop courte, pas de soutien-gorge parce que j’avais eu envie de me sentir un peu salope ce soir-là.

Il s’est assis à deux tabourets de moi. Grand, barbe de trois jours, chemise ouverte sur un torse tatoué qu’on devinait sous le tissu sombre. Il a commandé un vieux fashioned sans me regarder. Moi j’ai fait semblant de scroller mon téléphone, mais je sentais déjà son regard qui glissait sur mes cuisses croisées.

Après le deuxième verre, il a enfin parlé.

« T’attends quelqu’un ? »

« Non. Et toi ? »

« Pareil. »

Il a fait signe au barman de remettre une tournée. On a commencé à discuter de rien : la musique trop forte, les cons qui draguent mal, les cocktails trop sucrés. Mais à chaque phrase ses yeux descendaient sur ma bouche, sur mon décolleté, sur l’endroit où ma robe remontait un peu trop haut sur mes cuisses.

Vers minuit le bar s’est vidé. Il ne restait que nous deux et le barman qui rangeait déjà. C’est là qu’il s’est penché vers moi, voix basse, presque un murmure.

« J’ai envie de te baiser là, sur ce comptoir. Tout de suite. »

J’ai senti mon ventre se contracter d’un coup. J’ai ri nerveusement, mais mes cuisses se sont serrées toutes seules.

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« T’es direct, toi. »

« T’es trempée rien qu’à l’idée, avoue. »

Il avait raison. Je sentais ma culotte collée contre moi.

Je vais aux toilettes deux minutes.

Non. Tu restes là. Tu écartes un peu plus les jambes. Maintenant.

J’ai obéi sans même réfléchir. J’ai décroisé les jambes, j’ai laissé ma robe remonter encore un peu. Il a glissé sa main sous le comptoir, effleuré l’intérieur de ma cuisse, puis plus haut, jusqu’à frôler la dentelle mouillée. Juste un effleurement. Assez pour que je mords ma lèvre pour ne pas gémir.

Le barman est passé derrière nous pour fermer la caisse. Il n’a rien vu. Ou peut-être qu’il a fait semblant.

Quand la porte d’entrée a claqué (le dernier client parti), l’inconnu s’est levé, m’a attrapée par le poignet et m’a tirée vers le fond du bar, là où il y avait un petit couloir sombre qui menait aux chiottes et à la réserve.

Il m’a poussée contre le mur, dos au mur, relevé ma robe d’un geste sec. Sa bouche s’est écrasée sur la mienne pendant que ses doigts écartaient ma culotte sur le côté et plongeaient direct en moi. J’étais tellement trempée que ça a fait un bruit obscène.

« Putain t’es ouverte comme une chienne en chaleur. »

Il a sorti sa queue sans même baisser complètement son jean, juste assez. Dure, chaude, déjà perlée au bout. Il m’a soulevée d’une main sous les fesses, m’a empalée d’un coup. J’ai étouffé un cri contre son épaule.

Il m’a baisée debout, fort, vite, le mur qui cognait dans mon dos à chaque coup de reins. Mes jambes enroulées autour de lui, mes talons qui s’enfonçaient dans ses cuisses. Il me tenait par les cheveux, tirait ma tête en arrière pour me forcer à le regarder dans les yeux pendant qu’il me défonçait.

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« Tu vas jouir pour un mec dont tu connais même pas le prénom ? »

« Oui… oui… »

Il a glissé une main entre nous, a frotté mon clito en cercles rapides. J’ai explosé en moins de dix secondes. J’ai planté mes ongles dans son dos, j’ai mordu son cou pour ne pas hurler trop fort. Mon corps tremblait, mes cuisses glissaient de mouille.

Il n’a pas ralenti. Il m’a laissée redescendre à peine, puis il m’a retournée face au mur, m’a cambrée, a relevé ma robe sur mes reins et m’a prise par derrière. Ses mains sur mes hanches, ses claques sur mes fesses qui résonnaient dans le couloir vide.

« T’aimes te faire baiser comme une pute dans un bar ? »

« Oui… putain oui… »

Il a joui en grognant, très profond, en me tenant fort contre lui. J’ai senti chaque jet, chaud, abondant. On est restés comme ça quelques secondes, essoufflés, collés l’un à l’autre.

Il s’est retiré doucement, a remonté mon string d’un geste presque tendre, a remis ma robe en place.

« T’as un prénom au moins ? » j’ai murmuré, encore tremblante.

Il a souri dans le noir.

« Pas besoin. Tu me reconnaîtras la prochaine fois que je viendrai te chercher ici. »

Il m’a embrassée une dernière fois, fort, possessif, puis il est sorti par la porte de derrière sans se retourner.

Moi je suis restée là, les jambes en coton, le sexe encore palpitant, le string trempé de lui et de moi, à me demander si j’allais oser revenir dans ce bar un jour…

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Évidemment que j’y suis retournée.

Le jeudi suivant.

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