Je m’appelle Chloé, j’ai 22 ans et je vis encore chez ma mère depuis que j’ai arrêté mes études. Quand elle s’est remariée avec Marc il y a deux ans, j’ai tout de suite senti que ça allait être compliqué. Marc a 38 ans, ancien militaire, grand, musclé, toujours torse nu à la maison l’été, avec cette voix rauque qui me fait frissonner dès qu’il me dit « salut princesse ».
Au début je faisais genre ça m’agaçait. Je roulais des yeux, je claquais les portes. Mais en vrai, je passais mon temps à l’observer en cachette. Et je crois qu’il l’avait remarqué.
Un soir de juillet, ma mère était de nuit à l’hôpital. J’étais dans la piscine, il faisait une chaleur à crever. J’avais mis mon bikini le plus petit, celui que ma mère déteste. Marc est sorti sur la terrasse avec une bière.
— T’as pas peur d’attraper froid comme ça ? qu’il m’a lancé avec son petit sourire en coin.
J’ai fait genre j’étais pas impressionnée :
— Et toi t’as pas peur que ma mère te tue si elle te voit me mater comme ça ?
Il a ri, il a posé sa bière et il est venu s’asseoir au bord de la piscine, les pieds dans l’eau à côté de moi.
— Peut-être que ça vaudrait le coup, il a répondu en me regardant droit dans les yeux.
J’ai senti mon cœur s’emballer. Je me suis rapprochée, juste un peu. Nos cuisses se sont touchées sous l’eau. Il a passé sa main dans mon dos, lentement, et il a tiré sur la ficelle de mon haut de maillot. Je l’ai laissé faire.
Deux semaines plus tard, ma mère était partie en formation trois jours. Dès qu’elle a claqué la porte, il m’a attrapée dans la cuisine, m’a posée sur le plan de travail et m’a embrassée comme si il me dévorait. J’ai gémi direct dans sa bouche.
Puis on a commencé les messages quand elle était là. On était assis à table tous les trois et mon téléphone vibrait sans arrêt sous la table.

Et il est venu. À 2 h du matin. Il a ouvert la porte sans bruit, il s’est glissé dans mon lit et il m’a baisée lentement, profondément, en me mettant la main sur la bouche pour que je ne réveille pas ma mère dans la chambre d’à côté. Je sentais son alliance contre ma peau quand il me tenait les hanches.
Il me disait des trucs dégueulasses à l’oreille :
« T’es la petite salope que ta mère n’a jamais su être… je vais te remplir pendant qu’elle dort »
Et moi je jouissais comme une folle, en penschant que c’était le mari de ma propre mère qui me faisait ça.
Ça a duré tout l’été. Dans la voiture quand elle faisait les courses, dans la buanderie, une fois même dans leur lit pendant qu’elle prenait sa douche. Je garde encore sa trace de morsure sur l’épaule que je cache avec du fond de teint.
Hier soir, ma mère m’a dit qu’ils partaient une semaine en amoureux en février. Et Marc m’a regardée par-dessus la table avec ce regard qui veut tout dire.
J’ai déjà commencé à compter les jours.
Et quand ma mère m’embrasse sur le front en me disant « je t’aime ma chérie », j’ai juste envie de sourire.
Parce que moi aussi, je l’aime… son mari.



