Ça a commencé par un pari débile un soir où on avait trop bu de vin rouge.
Il m’avait dit, moitié rigolant moitié sérieux :
« Si tu perds à pierre-feuille-ciseaux, tu me laisses te menotter à la rampe d’escalier pendant vingt minutes. Pas de discussion. »
J’ai perdu en trois coups. Et bizarrement, au lieu de râler, j’ai senti mon ventre se serrer d’une façon que je connaissais trop bien. J’ai haussé les épaules comme si c’était rien, mais mes joues brûlaient déjà.
Le lendemain soir il m’a envoyé ça :
Ce soir 21h30. Jupe courte. Pas de culotte. Talons. Et tu montes directement chez moi sans sonner, la porte sera entrouverte.
T’es sérieux là ?
Très. Et tu te maquilles un peu plus fort que d’habitude. J’ai envie de voir tes lèvres rouges trembler.
… ok
J’ai passé l’après-midi à flipper et à mouiller en même temps. J’ai mis la jupe plissée noire qui couvre à peine le haut des cuisses, un petit haut moulant sans soutif, du rouge à lèvres bien mat et des talons que je porte presque jamais parce qu’ils me font mal aux pieds en cinq minutes. Mais là, la douleur faisait partie du truc, je crois.
Quand je suis arrivée, la porte était effectivement entrouverte. J’ai poussé doucement. Il était assis sur la troisième marche de l’escalier, menottes en acier mat dans une main, l’autre main posée nonchalamment sur sa cuisse. Il ne s’est même pas levé.
« Monte jusqu’à moi. Lentement. »

Mes talons ont claqué sur le parquet. Chaque marche faisait remonter la jupe un peu plus. À mi-parcours il a dit « stop », je me suis figée, une main sur la rampe. Il s’est levé, est descendu deux marches, a glissé sa main entre mes cuisses sans prévenir. Ses doigts ont trouvé l’humidité tout de suite.
« T’es trempée depuis quand, exactement ? »
J’ai pas répondu. J’arrivais plus à parler.
Il m’a fait monter les dernières marches, m’a retournée face à la rampe en fer forgé. D’un geste sec il m’a attrapé les deux poignets, les a croisés dans mon dos et a refermé les menottes. Le clic m’a fait sursauter. Le métal était froid contre mes os.
Puis il m’a poussée en avant jusqu’à ce que mon ventre touche la rampe. Il a relevé ma jupe complètement, l’a roulée à ma taille comme une ceinture. J’étais nue en bas, offerte, les fesses à l’air dans l’entrée éclairée seulement par la petite lampe du palier.
Il s’est collé derrière moi, son jean contre mes fesses. J’ai senti qu’il était déjà dur. Il a murmuré contre mon oreille :
« Vingt minutes. Tu bouges pas. Tu cries pas. Tu jouis pas sans ma permission. Si tu désobéis, on recommence à zéro. »
Et il a commencé à me toucher.
Juste des effleurements au début. Le bout des doigts qui descend le long de ma raie, qui tourne autour de mon clito sans jamais vraiment le toucher. Puis deux doigts qui entrent doucement, très lentement, pendant que son pouce reste posé sur mon anus sans pousser. J’ai gémi malgré moi.
« Chut. »
Il a retiré ses doigts d’un coup. Plus rien pendant peut-être deux minutes. Juste mon souffle saccadé et le bruit lointain d’une télé chez le voisin du dessous. J’étais en train de devenir folle.
Et puis la claque est arrivée. Pas trop forte, mais précise, juste sur la fesse droite. Puis une autre. Puis cinq d’affilée, de plus en plus appuyées. Mes jambes tremblaient, je m’accrochais à la rampe avec mes menottes…



