Je m’appelle Camille. J’ai 31 ans. Mariée depuis sept ans. Un mari gentil, prévisible, qui rentre à 19h20, qui fait des blagues nulles sur les pubs à la télé et qui s’endort devant Netflix à 22h30. Et moi… moi j’ai commencé à avoir envie d’autre chose.
Pas forcément de partir. Juste… d’être regardée comme si j’étais encore dangereuse. Comme si on avait envie de me déchirer les vêtements dans l’ascenseur sans attendre la porte.
C’est comme ça que j’ai recommencé à parler avec lui. Mon demi-frère. Enfin… demi-frère du côté de ma mère. On n’a jamais vraiment vécu ensemble. Huit ans d’écart. Quand j’avais 16 ans il en avait déjà 24, il squattait chez des potes, il rentrait bourré, il sentait le tabac et le parfum bon marché d’une autre. Et moi je faisais semblant de dormir quand il passait devant ma porte ouverte.
Mais je sentais son regard. Toujours.
Il y a trois mois, il m’a envoyé un message après six ans de silence radio. Juste :
J’ai fixé l’écran pendant vingt minutes. J’ai failli bloquer. Et puis j’ai répondu.
Et voilà. Ça a recommencé. Lentement. Des messages de plus en plus tard. De plus en plus longs. De plus en plus… précis.

Il m’a raconté qu’il avait gardé une photo de moi en maillot, prise à la piscine de mamie en 2012. Celle où on voit que je viens de sortir de l’eau et que mes tétons pointent sous le tissu mouillé. Il m’a dit qu’il la regardait encore parfois. Qu’il se détestait de le faire. Et puis il m’a demandé si je voulais qu’il l’efface.
J’ai répondu non.
J’ai fermé les yeux. J’ai senti ma gorge se serrer et ma culotte devenir trempée en trois secondes. J’ai glissé ma main dans mon jogging. J’étais déjà gonflée, brûlante. J’ai joui en moins de deux minutes en pensant à sa queue dans ma bouche pendant que mon alliance brillait sous la lampe de chevet.
Le lendemain je me suis détestée. Le surlendemain j’ai recommencé.
Il est venu à la maison il y a dix jours. Officiellement pour récupérer une vieille console qu’il avait laissée chez mes parents il y a quinze ans et que j’avais récupérée. Mon mari était en déplacement. J’avais prévu de lui ouvrir la porte, de lui tendre la boîte, de dire « salut, salut, bonne route ». Mais quand il est entré… il a juste refermé la porte derrière lui avec son dos. Sans un mot.
Il m’a regardée comme un animal regarde une proie qui a déjà accepté de mourir.
« T’as mis cette robe exprès ? » qu’il m’a demandé.
C’était une robe-pull noire, un peu trop courte, un peu trop moulante. Pas de soutif. Pas de culotte non plus. J’avais passé l’après-midi à me raser entièrement en me disant que c’était juste pour me sentir propre. Menteuse.
Je n’ai pas répondu. Je l’ai juste laissé approcher. Il a glissé sa main directement sous la robe, sans préliminaires, sans demander. Ses doigts ont trouvé ma chatte trempée en une seconde. Il a grogné.
« Putain t’es en chaleur depuis quand ? »
J’ai murmuré : « Depuis que t’as recommencé à m’écrire. »
Il m’a retournée contre le mur du couloir. Ma joue contre la peinture froide. Il a baissé son jean juste assez. J’ai senti son gland énorme écarter mes lèvres. Il n’a pas poussé doucement. Il est entré d’un coup sec, jusqu’à la garde. J’ai crié. Pas de douleur. De trop-plein. De « enfin ».
Il m’a baisée comme si c’était la dernière fois qu’il pourrait le faire. Fort. Vite. Méchant. Sa main autour de ma gorge. L’autre qui pinçait mon téton à travers la laine. Il murmurait des trucs sales contre mon oreille :
« T’es à moi. Pas à lui. Jamais à lui. T’entends ? C’est ma petite sœur qui se fait remplir la chatte. »
J’ai joui deux fois. La deuxième fois j’ai senti qu’il se retenait plus. Il m’a retourné face à lui, m’a soulevée, dos contre le mur, jambes autour de ses hanches. Il m’a regardée dans les yeux quand il a joui. Profond. Longtemps. J’ai senti chaque jet me remplir. Chaud. Trop. Ça coulait le long de mes cuisses pendant qu’il restait en moi, front contre front.
Après il m’a embrassée. Pas comme un amant. Comme quelqu’un qui sait qu’il vient de tout gâcher et qui s’en fout.
Il est parti vingt minutes plus tard. Sans la console.
Depuis je dors mal. Je mens mal. Mon mari me demande pourquoi je suis nerveuse. Je dis que c’est le boulot. Mais quand je ferme les yeux je revois son regard, je sens encore son sperme couler sur ma cuisse dans l’escalier, et je me touche en silence en imaginant qu’il revient demain. Et après-demain. Et tous les jours où mon alliance me brûle le doigt.
Je sais que c’est mal.
Mais je bande ma chatte rien qu’en y pensant.
Et toi… tu banderais aussi ?



