Je m’appelle Camille, j’ai 31 ans et jusqu’à cet après-midi de juillet je me disais que j’étais plutôt une fille sage. Enfin… sage dans le sens où je ne fais jamais rien de vraiment dingue. Pas d’histoires de cul sur le lieu de travail, pas de plan à trois, pas de sextapes. Rien de tout ça. Et puis il y a eu ce putain de voyant moteur qui s’allume sur ma vieille 308.
Je débarque donc chez ce petit garage un peu à l’écart de la ville, celui où tout le monde dit « c’est cher mais au moins ils baisent pas le client ». Ironique quand on y repense.
Il s’appelle Marc. La quarantaine bien entamée, pas trop grand, des avant-bras noirs de cambouis, une barbe de trois jours et ce regard qui te scanne sans que tu saches si c’est professionnel ou… autre chose. Il m’a accueillie avec un « Bonjour ma belle » qui m’a fait rougir bêtement. J’ai détesté ça sur le moment. Et puis j’ai détesté encore plus le fait que ça m’ait plu.
Il m’a fait rentrer la voiture dans le box, m’a demandé de patienter dans la petite salle d’attente qui sent le café froid et le nettoyant moteur. J’étais en jupe plissée courte (parce qu’il faisait 34°C) et un débardeur un peu trop moulant. Je me rends compte maintenant que j’aurais pu mettre un legging et un t-shirt large… mais non. J’ai choisi ça.
Il est revenu au bout de vingt minutes, les mains encore sales, un sourire en coin.

— C’est votre joint de cache-culbuteurs qui pleure, ma belle. Faut le changer. Ça va prendre une heure et demie, vous voulez attendre ici ou je vous prête une voiture de courtoisie ?
J’ai répondu sans réfléchir :
— Je vais attendre… si ça vous dérange pas.
Il a haussé un sourcil, a essuyé ses mains sur un chiffon déjà noir et m’a regardée un peu trop longtemps dans les yeux.
— Ça me dérange pas du tout.
Et là, je ne sais pas ce qui m’a pris. Peut-être la chaleur. Peut-être son odeur de mec qui bosse vraiment. Peut-être juste que j’en avais marre d’être sage.
J’ai senti mes joues brûler. Et entre mes jambes, c’était déjà trempé. Littéralement. Je me suis mordu la lèvre, j’ai regardé vers la porte du box pour vérifier qu’on était seuls, et j’ai tapé :
Il n’a même pas répondu par message.
J’ai entendu le cliquetis de la porte métallique qui se ferme, le tour de clé. Puis ses pas lourds. Il est apparu dans l’encadrement, il s’est essuyé les mains une dernière fois et il a marché droit sur moi.
Pas de préliminaires inutiles. Il m’a attrapée par la taille, m’a soulevée d’un coup sur le petit bureau encombré de factures, a écarté mes cuisses d’un geste sec. Ma culotte était déjà sur le côté quand ses doigts ont glissé en moi. Deux d’un coup. J’ai gémi fort, trop fort peut-être.
— Chut… on va pas crier tout de suite, a-t-il murmuré contre mon oreille.
Mais il continuait à me doigter comme s’il voulait me faire jouir en moins de deux minutes. Et il a presque réussi.
Je l’ai repoussé juste assez pour descendre du bureau, me mettre à genoux sur le sol crasseux et ouvrir sa braguette. Son sexe était dur, épais, déjà luisant au bout. J’ai tout pris en bouche sans réfléchir, en le regardant dans les yeux. Il a grogné, a attrapé mes cheveux et a commencé à baiser ma bouche lentement, profondément.
Et puis il m’a relevée d’un coup, m’a retournée, a baissé ma culotte d’un geste brusque jusqu’aux chevilles. J’ai senti son gland pousser contre moi, puis entrer d’un seul coup violent. J’ai crié. Il a mis sa main sur ma bouche.
— Pas si fort, ma belle… les voisins vont appeler les flics.
Mais il ne s’est pas arrêté. Au contraire. Il me pilonnait fort, le bureau cognait contre le mur à chaque coup de reins. Je sentais l’odeur de cambouis, de sueur, de sexe. J’étais trempée, je glissais sur lui, mes cuisses tremblaient.
Quand j’ai joui, j’ai mordu sa main pour ne pas hurler. Il a accéléré encore, a grogné « putain t’es trop bonne », et s’est vidé en moi en trois derniers coups brutaux.
On est restés comme ça quelques secondes, haletants. Sa queue toujours en moi, mes jambes qui tremblaient, mon maquillage qui avait coulé.
Il s’est retiré doucement, a remonté mon string avec un petit sourire satisfait.
— Le joint de cache-culbuteurs est changé. 320 €.
J’ai éclaté de rire, encore essoufflée.
— T’es sérieux ?
— Ouais. Par contre la vidange… celle-là, elle est offerte.
J’ai payé en espèces. J’ai repris ma voiture. Et pendant tout le trajet du retour, je sentais encore son sperme couler lentement le long de ma cuisse.
Je suis rentrée, j’ai pris une douche.
Et le soir même, je me suis masturbée en repensant à tout ça.
Je retourne chercher ma facture oubliée dans quinze jours.
Je vais mettre la même jupe.



