Ce que j’ai vu par la fenêtre

//

storycoquine

Ça a commencé un soir de juillet où il faisait encore 28 °C à 23 h. J’habite au troisième, immeuble en U, fenêtres donnant sur la cour intérieure. La mienne est grande, sans volet, juste un voilage blanc ultra-fin que je laisse presque toujours ouvert la nuit parce que j’aime voir les lumières des autres appartements.

Et puis lui… il habite exactement en face, deux étages plus bas. Chambre + salon américain, lumière toujours tamisée, lampes orangées. Je l’appelle « le mec aux oreillers gris » dans ma tête depuis des mois.

Au début c’était innocent. Je fumais une clope sur le balcon, je regardais distraitement, et je l’ai vu torse nu passer devant sa baie vitrée. Ensuite il s’est assis sur son canapé, lumière tamisée, portable à la main. Rien de fou. Mais il y avait ce moment où il a levé les yeux vers ma fenêtre… pile quand je le regardais. J’ai eu un coup de chaud terrible. J’ai reculé d’un pas, cœur qui tape, mais je suis revenue deux minutes plus tard. Il regardait toujours.

Depuis ce soir-là, on joue sans jamais s’être parlé.

Hier soir c’était différent. Plus intense.

Je venais de prendre ma douche. Cheveux mouillés, juste une culotte noire en coton et un débardeur trop grand qui glisse sur une épaule. J’éteins la grande lumière, je mets juste ma petite lampe de chevet rose. Et je m’assois sur le rebord du lit, face à la fenêtre.

Il est là.

Assis sur son canapé, jambes écartées, boxer gris foncé, téléphone dans une main. Il fait défiler quelque chose. Et puis il pose le téléphone sur sa cuisse… et il glisse doucement sa main dans son boxer.

Lire aussi :  Mon secret voyeur : Les fenêtres d'en face avec Romain

Mon ventre se serre instantanément.

Je ne bouge plus. Je respire à peine. Je sais qu’il sait que je suis là, parce qu’il lève les yeux toutes les dix secondes vers ma fenêtre. Il fait exprès d’aller lentement. Très lentement.

Je sens que je mouille déjà. Juste à le regarder se caresser sans se presser, lumière orangée sur sa peau, les muscles de son avant-bras qui roulent à chaque mouvement.

Alors je fais un truc que je n’avais jamais osé avant.

Je me lève, je vais chercher mon téléphone, et je lui envoie un message. (Oui on a fini par s’écrire il y a trois semaines… sans jamais se parler en vrai. Juste des « tu es là ? » et des « je te vois ».)

Tu continues à faire semblant que tu ne sais pas que je regarde ?
Je fais pas semblant. Je bande encore plus fort quand je sens ton regard.
Prouve-le.
Enlève ton débardeur alors.

J’ai hésité trois secondes. Et puis j’ai attrapé le bas de mon haut, je l’ai fait passer par-dessus ma tête, lentement, en cambrant un peu le dos pour que mes seins se tendent. La lampe rose éclaire juste ce qu’il faut. Mes tétons sont déjà durs.

En face, il a accéléré le mouvement de sa main. Il a baissé son boxer jusqu’à mi-cuisses. Sa queue est belle, épaisse, veinée, dressée contre son ventre. Il la tient fermement à la base et remonte jusqu’au gland en serrant un peu plus à chaque passage.

Je m’assois sur le lit, jambes légèrement écartées. Je glisse ma main dans ma culotte. Je suis trempée. Je commence à me caresser doucement en rythme avec lui.

Écarte plus.
Seulement si tu te branles plus fort.
T’es trempée ?
Tellement que ça coule sur mes cuisses.

Il se lève d’un coup. Il s’approche de sa baie vitrée, pose une main à plat sur la vitre, l’autre toujours sur sa queue. Il est à moins de dix mètres de moi en ligne droite. Je vois chaque détail. La façon dont son gland gonfle à chaque passage de son pouce, la goutte transparente qui perle au bout.

Lire aussi :  Ma première fois où il m’a vraiment regardée… sans que je le sache

Je retire complètement ma culotte. Je m’allonge sur le dos, jambes vers la fenêtre, genoux pliés, pieds sur le matelas. Je me caresse avec deux doigts, lentement, en faisant des petits cercles sur mon clito. Je sais qu’il voit tout.

Il accélère. Sa respiration est visible, sa poitrine monte et descend vite. Il pose son front contre la vitre froide.

Je sens que je vais jouir. Trop vite. Trop fort.

Je lui écris une dernière fois, les doigts tremblants :

Je vais jouir en te regardant.
Attends-moi. Je suis tellement proche.

Mais je n’ai pas pu attendre.

Mes cuisses se sont mises à trembler, mon ventre s’est contracté d’un coup, j’ai poussé un petit cri que j’ai étouffé dans mon bras. J’ai joui en le regardant droit dans les yeux, en sachant qu’il voyait mes hanches partir en spasmes, mes doigts luisants, mon sexe qui se contractait autour de rien.

Trente secondes plus tard, il a joui à son tour. Gros jets blancs qui ont atterri sur la vitre devant lui. Il a appuyé son front contre le verre, les yeux fermés, la bouche entrouverte.

Après, on est restés là peut-être deux minutes sans bouger. Juste à se regarder. Essoufflés. Collants. Satisfaits.

Il m’a envoyé un dernier message :

Demain même heure ?

J’ai répondu juste :

Avec la lumière allumée.

Je bande déjà rien qu’en y repensant.

Je crois que je vais laisser le voilage ouvert ce soir aussi…

Laisser un commentaire

Je m'inscris

Send this to a friend