Le regard qui me consume

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storycoquine

Je m’appelle Camille. J’ai toujours eu ce petit truc bizarre… J’aime être regardée. Pas juste un coup d’œil dans la rue. Non. Vraiment regardée. Dévorée des yeux. Sentir qu’on me détaille, qu’on me veut, qu’on imagine déjà tout ce qu’on pourrait me faire.

Cet été-là j’avais rencontré Lucas sur une appli. Pas le genre romantique. Le genre direct. Il m’avait écrit un truc très simple qui m’avait fait mouiller instantanément :

Lui : J’aime regarder. Longtemps. Sans parler. Juste regarder une femme se donner du plaisir en sachant qu’elle est observée. Tu ferais ça ?

Moi : …Peut-être. Ça dépend jusqu’où tu veux aller.

Lui : Fenêtre ouverte. Lumière allumée. Rideaux écartés. Moi en face, dans le noir, à 30 mètres. Tu ne me verras jamais vraiment. Mais tu sauras que je suis là.

J’ai mis trois jours avant de répondre oui. Trois jours à me toucher en imaginant la scène, à flipper, à mouiller encore plus fort à chaque fois que je me disais « putain je vais vraiment le faire ».

Le soir convenu, j’avais tout préparé. Appartement au 4ème étage, grande baie vitrée donnant sur une petite rue calme. En face, un immeuble en travaux, mais une fenêtre d’un appartement vide restait allumée toute la nuit… C’était là qu’il serait. Il me l’avait dit.

J’ai attendu 22h47, l’heure exacte qu’il avait choisie. J’ai allumé toutes les lampes du salon. J’ai mis de la musique douce, genre The Weeknd, volume moyen. Puis j’ai commencé à me déshabiller très lentement, face à la vitre.

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D’abord le haut. Lentement. J’ai laissé mon t-shirt tomber. Mes seins étaient déjà durs, les tétons pointés vers la nuit. J’ai passé mes mains dessus, doucement, en fermant les yeux… mais en sachant très bien qu’il les avait grands ouverts, lui.

Le jean ensuite. J’ai tourné le dos à la fenêtre pour descendre le tissu sur mes fesses, très lentement, en cambrant un peu plus que nécessaire. J’ai entendu mon propre souffle devenir lourd.

Quand je me suis retrouvée en petite culotte noire toute simple, j’ai pris le temps de m’asseoir sur le canapé, jambes écartées vers la vitre. J’ai glissé ma main dans ma culotte. J’étais trempée. Vraiment trempée. J’ai commencé à me caresser doucement, en relevant la tête de temps en temps vers le noir en face.

Je ne voyais rien. Rien du tout. Juste cette fenêtre éteinte. Et pourtant je sentais son regard comme une caresse physique sur ma peau. C’était insupportable et délicieux en même temps.

J’ai enlevé ma culotte. Complètement nue maintenant. J’ai pris mon plus gros jouet, celui que je garde pour les très grosses envies. Je l’ai fait glisser en moi en gémissant un peu trop fort, exprès. J’imaginais ses yeux rivés sur chaque centimètre qui disparaissait en moi.

À un moment j’ai murmuré, assez fort pour que ma voix porte peut-être jusqu’à lui à travers la rue :

« Regarde-moi bien… je fais ça pour toi… »

J’ai joui comme une dingue. Les jambes qui tremblent, le dos arqué, la bouche ouverte, sans me retenir. Longtemps. Très longtemps.

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Après, je suis restée là, nue, essoufflée, les cuisses brillantes, à fixer le vide en face. J’ai attendu cinq bonnes minutes. Puis mon téléphone a vibré.

Lui : J’ai tout vu. Chaque seconde. Tu es magnifique quand tu te perds. Demain même heure ?

Moi : …Oui. Mais la prochaine fois, tu me diras ce que tu as fait pendant que tu me regardais.

Et depuis ce soir-là… on n’a jamais arrêté.

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