
Je m’appelle Camille, j’ai 31 ans, et jusqu’à il y a six mois je pensais sincèrement que j’étais une fille plutôt sage côté sexe. Mon mec, Julien, est adorable, doux, prévenant… mais au lit, disons qu’il fait partie de ces hommes qui terminent en 8-10 minutes et qui trouvent ça déjà très bien comme ça.
Et puis il y a eu Théo.
Théo c’est le pote de longue date de Julien. Le genre grand, tatoués sur les avant-bras, voix grave, sourire un peu insolent, celui qui fait toujours les blagues un peu trop limites mais que tout le monde rit quand même. Je l’ai toujours trouvé beau gosse, mais je me disais que c’était juste une petite pensée coupable, rien de plus.
Jusqu’à cette soirée où Julien devait partir en déplacement de dernière minute.
Il était 21h30, j’étais déjà en pyjama short en coton gris ultra court + débardeur trop large, vautrée dans le canapé avec Netflix. Et là je reçois :
J’ai fixé le message pendant genre 40 secondes. Mon cœur tapait déjà un peu trop fort.
Il est arrivé 18 minutes plus tard. Il avait ramené une bouteille de vin rouge qu’il a ouverte direct. On a discuté de tout et de rien sur le canapé, les lumières tamisées, la télé en fond sonore qu’on n’écoutait plus du tout.
À un moment il a posé son verre, s’est tourné vers moi et m’a juste dit, très calmement :
« Tu sais que je te trouve bandante depuis des années ? »
J’ai rougi comme une ado. J’ai voulu répondre un truc malin mais rien n’est sorti. Alors il a continué :
« Julien m’a déjà raconté que t’aimais quand on te parlait un peu salement… c’est vrai ? »
J’ai hoché la tête, presque malgré moi.
Il a glissé sa grande main sur ma cuisse, doucement, en remontant très lentement sous mon short.
« Dis-moi ce que tu veux Camille… je ferai exactement ce que tu me demandes. »
J’ai murmuré, la voix tremblante :
« Je veux que tu me baises… fort… comme Julien ne le fait jamais. »
Il a souri, ce sourire de mec qui sait qu’il a déjà gagné.
Les minutes suivantes sont floues et brûlantes à la fois.
Il m’a retournée sur le canapé, m’a baissé le short d’un coup sec, m’a écarté les cuisses d’une main pendant que l’autre me tenait la nuque contre le coussin. J’ai senti son sexe énorme (oui, vraiment énorme, j’ai eu un petit moment de panique délicieuse) se presser contre moi, puis entrer d’un coup long et profond qui m’a arraché un cri que j’ai même pas reconnu.
Il m’a prise comme ça, sans douceur, pendant de longues minutes, en me murmurant des trucs tellement crus que j’osais même pas les répéter dans ma tête après.
Et puis mon téléphone a vibré sur la table basse.
Un message de Julien :
J’ai regardé le message pendant que Théo continuait ses coups de reins lents et très profonds. J’ai senti une vague de honte + d’excitation tellement violente que j’ai joui presque instantanément, en serrant les dents pour pas hurler.
J’ai répondu, les doigts tremblants, pendant que l’autre me remplissait encore :
J’ai posé le téléphone.
Théo a rigolé doucement contre mon oreille :
« T’es vraiment une petite salope parfaite, tu sais ça ? »
Et il a fini en moi, très profondément, en grognant mon prénom.
Depuis ce soir-là… disons que je ne regarde plus Théo de la même façon quand il vient à la maison.
Et je crois que Julien commence vaguement à se douter de quelque chose.
Mais ça… c’est une autre histoire.



